Les journaux scientifiques

22 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Même si après mon doctorat j'ai intégré le monde de l'entreprise, je suis chercheur par formation et par vocation. L'état de la recherche européenne étant celui qui est, je n'ai pas trouvé une place compatible avec mes contraintes de mobilité géographique, mais je voudrais bien un jour retourner à ma vocation primaire et devenir chercheur dans un centre de recherche. Et pour y arriver, j'essaie de me tenir à jour des avances dans mon domaine, de continuer mes recherches, d'être ce qu'on appèle un chercheur indépendant.

Et la vie d'un chercheur indépendant n'est pas facile. Car sans le support et financement d'un centre de recherche, le chercheur indépendant a du mal à obtenir l'un de leurs outil de travail le plus important : les journaux scientifiques.

Les journaux scientifiques permettent aux chercheurs de soumettre à la communauté scientifique les résultats de leurs recherches. Avec leur système de relecture (peer review), les articles sont révisés par des spécialistes du domaine avant d'être publiés, ce qui garanti que les résultats publiés sont plausibles et pertinents1.

Les chercheurs ont donc besoin des journaux scientifiques pour faire progresser la recherche, pour se tenir à jour des découvertes des autres, pour comparer des résultats… Un chercheur qui n'a pas accès à une information actualisé est sévèrement handicapé dans ses recherches par rapport à un chercheur qui possède ces informations.

Mais les journaux scientifiques sont publiés avec un modèle économique basé sur la souscription. Les souscripteurs doivent payer un prix (souvent assez cher pour les journaux de plus haut niveau ou pour ceux sur un domaine très spécifique) pour avoir accès à l'information scientifique.

Dans la plupart de centres de recherche, la souscription est payé par l'institution. En fonction de leur budget, le centre de recherche sera donc souscrit à plus ou moins journaux scientifiques, normalement en commençant par ceux qu'intéressent plus la thématique de recherche principale de l'institution. En plus, cette souscription (souvent électronique dans nos jours) est soumise à des conditions de licence dictées par l'éditeur, comme des limites au nombre d'accès concurrent ou à l'archivage et mise à disposition des articles.

Tout cela veut dire que le chercheur n'a accès qu'aux journaux pour lesquels sont centre de recherche a la souscription, et avec les conditions de la licence proposé par l'éditeur. Mais surtout, cela veut dire que les chercheurs dans des institutions pauvres ou les chercheurs indépendants ne peuvent pas avoir accès à tout cette richesse d'information, pourtant nécessaire pour un déroulement optimal de leur activité professionnelle.

L'ironie est encore plus grande pour nous en France, car ici, comme un peu partout dans le Vieux Continent, la plupart de projets de recherche sont financés en tout ou en partie par des institutions publiques : UE, gouvernements nationaux, conseils régionaux... La recherche est donc financée par des fonds publiques. Mais les résultats de ces recherches financés par des fond publiques sont publiés dans des journaux privés, et pour rendre cette information accessible à d'autres projets de recherche publique les institutions doivent payer à nouveau pour avoir la souscription.

Tout cela contraste beaucoup avec la philosophie Open Souce qui depuis des années imprègne le monde de l'informatique. Jusqu'à que quelqu'un a eu l'idée de mélanger les deux univers dans une initiative appelé Open Access, mais cela sera le contenu de mon prochain billet.

1:Des affaires récents comme celui de Hwang Woo-suk, le scientifique coréen qui avait publié des résultats manipulés montre au même temps les limites et les bienfaits du peer review, car les résultats on passé le premier contrôle et ils ont été publiés, mais sa diffusion a permit à d'autres scientifiques de prouver la manipulation.

MySpace arrive en France

21 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Il semblait que jusqu'au présent l'Europe avait été oublié par le phénomène MySpace, mais cela ne va pas durer : TechCrunch nous annonce dans ce billet que cet été MySpace débarque sur la France.

C'est quoi MySpace ? Bon en simplifiant le chose, MySpace est la plus grande plate-forme de social networking ou Réseautage social (selon la traduction Wikipedia). Avec plus de 75 millions d'abonnés (il y a des doutes par rapport à combien d'entre eux sont uniques, mais bon...), il devenu en 2005 le site web le plus consulté, dépassant Google.

Dans MySpace, les abonnés ils ont un space web personnel, avec entre autres un blog, un space pour publier des photos, des outils de communication avec d'autres membres (qu'ils peuvent contacter après avoir regardé leur profil) et même une plate-forme pour diffuser des créations musicales (ce qui a fait du site un favorit chez les jeunes artistes cherchant à se faire connaître).

Je ne sais pas si le concept cartonnera en France comme il l'a fait outre-atlantique, assez souvent les modèles ne sont pas exportables, comme Google a appris avec son service Orkut, une sorte de MySpace qui avec plusieurs millions d'utilisateurs est le service de réseautage social le plus populaire au Brésil, mais presque inconnu ailleurs.

Dans le côté sombre de MySpace, ces derniers temps il faudrait signaler les pratiques commerciales pour écraser des petites start-ups qui se basent sur leur API (comme expliqué ici et ici, ou les problèmes avec la protection de ses abonnés de moins de 16 ans, avec un .

MyBlogLog Communities

20 juin 2006 par Horacio Gonzalez

En lisant ce billet dans AccessOWeb, je me suis dit que je devais tester le service. J'ai donc crée mon compte, et qui je vois dans les nouveaux membres? Philippe d'AccessOWeb.

Je lui ai donc envoyé un message pou l'ajouter à ma liste de contacts :

Ensuite j'ai introduit l'adresse de mon blog et une capture d'écran, et le site a créé ma communauté à moi, LostInBrittany. Par le moment je suis le seul membre :

Et après je me suis baladé par les communautés les plus populaires, en essayant de trouver des choses intéresantes.

En résumen, c'est un site intéressant, sur le même concept que Ziki, mais moins développé au moins pour le moment.

Ca bouge du côté de la messagerie instantanée

20 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Ce matin, en faisant mon tour des blogs, j'ai trouvé sur TechCrunch France deux billets sur la messagerie instantanée :

J'imagine que les clients d'IM de Yahoo et MSN ont souffert de la concurrence avec les outils d'IM web comme Meebo, qui se branchent sur leurs réseaux mais qui n'utilisent pas leurs clients (avec la perte au niveau publicitaire pour un client aussi chargé de pub que celui de MSN). De là cet enrichissement dans les deux clients, en offrant beaucoup plus d'options que c'est possible d'offrir dans un client web.

En tout cas, je ne peux pas m'empêcher de considérer beaucoup plus intéressant la nouvelle de Yahoo que celle de MSN. Le problème avec MSN c'est que, côté innovation, ils traînent péniblement derrière Yahoo. Lorsque je lis la liste d'améliorations sur le nouveau MSN, toutes me rappellent des choses que celle de Yahoo faisait déjà. Ils viennent donc de faire une annonce sur une nouvelle version, qui mets MSN à l'hauteur où Yahoo était déjà... juste au même moment que Yahoo fait une autre avancement et il ouvre son API. Le timing est parfait. Je suis très curieux de voir à quoi il ressemble l'API de Yahoo Messenger. Je crois que ce soir je vais au moins essayer d'expérimenter un peu avec, question de voir ce qui est possible de faire.

Et avant de finir, je voulais profiter pour dire que la seule chose qui me déçoit profondément, autant en Yahoo que en MSN, c'est la fermeture du réseau et la non adhérence au standard Jabber. Jabber est un standard international, ouvert, bien défini, mais MASN et Yahoo s'obstinent à le laisse rde côté, et ses réseaux restent fermés. Heureusement il y a d'autres comme Google Talk qui ont compris que on n'a pas besoin de fermer le réseau pour garder les clients. J'espère qu'un jour MSN et Yahoo comprendront aussi...

Ce blog a été "feedburné"

19 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Hier j'ai décidé de changer la méthode de diffusion de mes feeds RSS et Atom. Depuis un temps, je vois les icônes Feedburner sur la plupart de blogs, tellement plus sympas que les liens vers mes feeds. Et j'ai été fortement tempté par la possibilité de savoir combien de monde suit ce blog regulièrement, et pourquoi pas le dire, la curiosité de savoir des petits détails, comme quel agrégateur de feeds est le plus utilisé par mes lecteurs.

J'ai donc craqué et signé pour un compte Feedburner hier. Et maintenant je relis le blog 2803, où il y a pas mal de billets sur Feedburner comme celui-ci, afin de me faire une idée plus complète de l'outil.

Pour le moment j'ai deux souscripteurs, dont un c'est moi même. J'espère que ça va bientôt augmenter un petit peu, quand même...

AccessOweb vole le scoop à TechCruch

18 juin 2006 par Horacio Gonzalez

TechCrunch est le site de réfèrence pour les news sur la web 2.0. Normalement, ils sont les premiers à avoir les informations sur quoi que ce soit.

Congratulations, AccessOWeb

C'est pour ça que lorsque aujourd'hui j'ai lu chez eux ce billet sur un nouveau outils de bookmark social, MarkaBoo, cela m'a surpris, car j'avais déjà lu sur ça quelque part. Et en regardant les feeds dans ma page Netvibes, j'ai trouvé où : dans ce billet posté hier sur AccessOWeb.

Ce n'est pas souvent qu'il arrive qu'un de nos sites francophones arrive à scooper le grand TechCrunch, et je crois que ça merite de dédier ce petit billet. Félicitations à AccessOWeb, non seulement pour ce scoop, mais pour un grand boulot jour à jour. Et félicitations aussi à TechCrunch pour être dévenu la réfèrence incontournable au point que le fait de s'être fait voler la nouvelle c'est une nouvelle en soit ;)

API ouverte pour les concurrents ?

17 juin 2006 par Horacio Gonzalez

La polémique actuelle entre Flickr et Zooomr, décrite en détail dans ce billet de TechCrunch soulève une question que je pense qui va prendre de l'ampleur à fur et à mesure que les services Web 2.0 se développent et qu'une vrai concurrence s'y installe, celle de l'ouverture des API

flickr_vs_zooomr.gif

Les APIs (Application programming interfaces ou les Interfaces de programmation) définit la manière dont une application informatique peut communiquer avec une autre. Les APIs sont une des bases de la Web 2.0, car ils permettent l'itération des différentes applications. Les agrégateurs utilisent une API, les RSS pour recevoir information des flux. Les blogs utilisent l'API de trackback pour recevoir les informations d'autres blogs qui le citent. Firefox définit une API pour les extensions qui permet aux développeurs d'interagir avec lui. La liste est presque infinie...

Les API sont aussi utilisés par des sites web commerciaux comme Amazon et eBay. A mode d'exemple, il y a pas si longtemps que ça, Amazon a définit une API qui permet à d'autres applications d'utiliser ce moteur de recherche et même d'acheter chez Amazon sans passer directement pour le site web de Amazon. Ca permet à des gens de "vendre" des produits Amazon dans leur site web, et recevoir une commission sur la vente. Il suffit de voir, par exemple, cette application de démostration des gens de OpenLaszlo pour voir les merveilles qu'on peut faire en combinant des techniques Web 2.0 avec cette API Amazon...

Dans cette type d'opérations, tout le monde gagnait, Amazon recevait plus de ventes, et les affiliés recevaient de l'argent par des commissions. Mais le problème se pose lorsque l'API ne présente pas (ou elle n'est pas perçue comme) une avantage mais une désavantage pour l'application que l'offre. C'est le cas de Flickr et Zooomr. Les deux services sont assez semblables, stockage de photos et une communauté autour. Le grand, Flickr, se demande pourquoi il doit offrir au petit, Zooomr, une voit facile pour le "piquer ses clients". Le petit demande une ouverture, car les photos n'appartient pas à Flickr mais aux utilisateurs de Flickr. la polémique est lancée.

La question au fond est de savoir s'il faut fermer et cadenasser son API pour se protéger de la concurrence, au prix de verrouiller ses utilisateurs et brider leur liberté. Flickr semble avoir choisi cette option pour le moment, mais dans l'aube du temps post-Gates (merci TechCrunch pour le terme), il me semble que ils vont finir par changer d'avis. Car essayer de couper les flux d'information est mauvais pour la concurrence mais mauvais aussi pour eux. La Web 2.0 est basé sur les échanges des flux d'information, et Flickr est devenu le leader grâce à ça, aux gens qui y mettent leurs photos là pour après les citer dans des blogs, les commenter dans les forums, envoyer le lien par mail...

Il me semble donc que Flickr aurait beaucoup plus à gagner s'ils faisaient un accord réciproque d'ouverture d'API, en ouvrant la sienne mais en demandant à Zooomr de faire le même. S'ils sont les meilleurs, les gens y continueront. S'ils le sont pas, ils ont encore l'avantage d'être les premières, la concurrence devrait les stimuler à profiter de cette avantage pour s'améliorer maintenant qu'ils sont encore en position de force. Mais ce n'est que mon avis, bien sûr...

Mr. Gates prend sa retraite

16 juin 2006 par Horacio Gonzalez

TechCrunch nous informe aujourd'hui que Bill Gates (fondateur de Microsoft, pour ceux qui viennent d'une autre planète) a annoncé que d'ici a deux ans il va quitter son rôle de Chief Software Architect dans Microsoft et il va se consacrer à sa Fondation Gates.

On peut aimer ou détester le personnage, comme on peut aimer ou détester Microsoft, mais une chose est indiscutable : le gars a façonne le monde de l'informatique tel qu'on le connaît aujourd'hui. Peut être pas avec les meilleurs produits, peut être pas avec les meilleures pratiques, mais avec la juste combinaison d'ambition, génie et chance. Il a démarré en montant ordinateurs dans un garage et il a fini l'homme le plus riche de la planète.

Cette retraite a pour moi une forte valeur symbolique. Bill Gates, et avec lui toute une génération, vieillit. Mais apart ça, qu'est-ce que ça va vouloir dire pour Microsoft ? A mon avis pas grande chose. Je ne pense pas que le départ de Gates se voit dans le jour à jour de la boîte, ni dans son fonctionnement, ni dans la stratégie à moyen terme. L'équipe dirigeant sera le même : Bill Gates, Steve Ballmer, Craig Mundie et Ray Ozzie. Car je me trompe peut être, mais l'article dit que Gates quittera seulement le rôle technique (Chief Software Architect), donc j'imagine qu'il continuera à être le Big Boss, et rien ne changera réellement.

En tout cas, la symbolique de la nouvelle est là...

Le meilleur magasin en ligne

16 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Ce billet de Tikris.net m'a fait découvrir le meilleur magasin en ligne que j'ai jamais vu : NothingInTheBox. Allez là bas, mes amis, et dépensez vous bien gagnés Euros en rien de tout.

Seriousment maintenant, ça faisait longtemps qu'un site internet ne me faisait pas rire comme ça. Les gens au bureau me regardent d'un air drôle en se demandant qui m'est arrivé...

PHPInfo de retour et je ne l'avais pas vu!

15 juin 2006 par Horacio Gonzalez

Grâce au blog de Bertrand Soulier, je viens de découvrir qu'un de mes sites favorites pour le PHP est de retour, PHPInfo.

Dans le temps de mes débuts dans le PHP (à la même époque que mes débuts dans la langue de Molière), PHPInfo était un incontournable dans le paysage PHP francophone. Je ne sais plus combien d'heures j'ai passé là bas ni combien d'astuces j'ai y récupéré. Après je l'ai perdu de vu pendant des années, le site avait été arrêté. Et voilà que aujourd'hui il est de retour.

Bon retour (avec du retard) donc à PHPInfo.net, et bon vent pour cette nouvelle étape!