Feedburner et ma déception de ce matin

Un petit côté narcissiste est une condition sine qua non du blogueur, je pense que sur ça ont est tous d'accord. Dans mon cas, comme pour beaucoup de blogueurs, cela se manifeste aussi dans l'intérêt avec lequel je regarde les statistiques de mon blog.
Ce matin donc, comme tous les matins, je prenais mon café devant mon ordinateur en regardant les rapports de Google Analytics et Feedburner, et là, j'ai eu une grosse et désagréable surprise :

Selon Feedburner, ce weekend j'ai donc perdu les 3/4 des lecteurs de mon flux RSS.
Je ne vois que deux explications possibles, soit mon billet du vendredi sur l'empreinte de Gary Gygax a complètement dégoutté plus de 200 lecteurs, qui ont décidé d'effacer mon blog de leur aggregatteur, soit Feedburner se trompe dans leurs statistiques.
Etant donné que le billet sur M. Gygax n'avait pas de goatse caché, j'ai tendance à penser que le problème est du côté de Feedburner. Mais la doute est encore là...
Alors, vous que lisez ces lignes et qui êtes aussi sur Feedburner, vos stats se sont aussi effondré ce weekend ?
Unplugged in the swimming pool

Ca devient presque une habitude, j'ai passé le weekend sans m'approcher de l'ordinateur. A nouveau un weekend père-enfant, avec des promenades, des jeux et surtout une séance de piscine.
Il y a quelques semaines, avec l'aide inestimable de son grand père, ma fille a appris à faire du vélo. Le grand challenge suivant était donc apprendre à nager, et là elle n'était pas rassurée...
Papa, apprendre à nager est beaucoup plus dur que faire du vélo, car si lorsque tu fais du vélo je me trompe, je mets les pieds par terre et c'est tout, mais si je me trompe quand je nage, je risque de me noyer...
Il fallait donc la rassurer. Un petit tour à Decathlon m'a donné la solution, une jolie tablette en mousse rose, plus ou moins de la même couleur que son maillot de bain (le rose est le top fashion pour une fille de 6 ans, je crois).
Hier après-midi, équipés de la fameuse tablette de mousse, on est donc partis vers Aqualorn, où on a été après rejoints par une amie avec sa fille.
La séance a été un succès, accrochée à sa tablette, ma fille a réussi à vaincre sa peur et à traverser les différents bassins de la piscine, de plus en plus rapidement et avec de plus en plus d'assurance.

Bien sûr, lorsqu'elle a essayé de le faire sans tablette, elle est plongé vers le fond comme si elle était en fer, mais son papa était là pour la récupérer, alors l'incident n'a pas dépassé l'état d'anecdote. Ensuite elle a repris la tablette est elle a continué son parcours.
L'empreinte de Gary Gygax

En lissant le Journal d'un avocat, j'ai trouvé l'hommage que Maître Eolas dédie à Gary Gygax, 1D10 minutes de silence. Même si certaines références qu'il utilise dans ses billets laissaient entendre que Eolas est ou au moins a été roliste, c'est superbe d'avoir la confirmation.
Cette trouvaille m'a fait aussi réfléchir à l'impact de la mort de Gary Gygax. Lorsque j'ai appris la nouvelle, je m'attendais à trouver beaucoup de gens émus dans des blogs de rolistes, sur des forums spécialisés ou même sur des sites de MMORPG, mais je pensais que le décès passerait inaperçu pour la plupart de la population.
Mais les hommages se sont succédé partout. Des journaux comme Liberation, Le Figaro, Le Monde ou même le New York Times. Des blogueurs qui sortent du placard à dés proclamant leur passé roliste pour dire au revoir au maître, comme Eolas, Michael O'Connor, Matt Hickey de CrunchGear. Des sites plutôt geek comme Slashdot, Make, CNet ou Wired (qui a même lancé un concours pour faire un logo pour leur site en hommage à Gary Gygax). sites des grands groupes de communication comme BBC News ou CNN...
En résumé, la mort de Gary a provoqué une vague beaucoup plus grande que je n'imaginais. Il semblerait que tous ceux qui à un moment ou un autre ont lancé des dés dans un jeu de rôles se sont senti du coup un peu orphelins, et un peu plus proches les uns des autres. Et ça, c'est le plus beau hommage qu'on peut rendre à Gary Gygax.
Repose en paix, Gary !
P.S. : Pour finir, je veux citer les hommages faits par deux de mes webcomis favoris, xkcd et The Order of the Stick.
Encore des illusions sur le trottoir

La technique de l'anamorphose permet de faire des illusions grandeur nature très réussies. Je vous ai déjà montré ce un artiste de talent comme Julian Beever peut faire en combinant le talent artistique avec une parfaite maîtrise de la technique.
Aujourd'hui je vous présente un autre maître de l'anamorphose, Kurt Wenner, architecte et artiste.

Image (C) Kurt Wenner
Wenner est un artiste complète qui crée non seulement des anamorphoses et du street art, mais aussi des peintures traditionnelles, des fresques et même des villas et d'autres bâtiments.

Image (C) Kurt Wenner
Il a un faible par la Rennaissance, et beaucoup de ses ouvres sont inspirées de l'art de l'Italie du XVème et XVIème.
Certains de ses anamorphoses n'expriment leur vrai potentiel que lorsque le public interagit avec eux, comme c'est le cas de l'image suivante, où les figurants réels regardent leur reflet illusoire dans la fontaine illusoire.

Image (C) Kurt Wenner
Faute de pouvoir voir ses travaux en vrai, je vous recommande chaleureusement d'aller voir sa galerie d'anamorphoses, vous découvrirez plein d'autre œuvres étonnantes.
R.I.P. Gary Gygax
Ernest Gary Gygax, créateur de Dungeons & Dragons et père des jeux de rôles, est décédé hier à l'âge de 69 ans.

Descansa en paz, Gary
Mise à jour : sur EN World on peut trouver une longue liste de liens vers des différents hommages à Gary Gygax sur le web.
Mon père est reparti
Aujourd'hui mon père est reparti en Espagne après avoir passé quatre semaines à Brest avec nous.
C'est fou comme ces semaines sont passées vite. Et comment l'appartement semble désert maintenant que ma fille est endormie.

Te vamos a echar de menos, papá. De hecho, te echo de menos ya.
Unplugged

Comme je vous disais dans mon billet précédent, c'est le dernier weekend de mon père à Brest, alors on a décidé de profiter. Et du coup, presque sans me rendre compte, j'ai passé le weekend offline.
Au menu, des promenades, cinéma, séance de vélo avec ma fille, cuisine traditionnelle des Asturies (fabada asturiana et casadielles), un peu de bricolage. Et surtout, pas de blog, pas de mail, pas de navigation sur le net, même pas de dessin sur Inkscape.
Je peux vous dire que ça fait tout drôle, mais que ça fait de bien aussi, déconnecter pendant deux journées. Mais bon, retour à la réalité, je suis à nouveau en ligne. Et le blogging reprendra dès ce soir.
Google fête Bell

Le 3 mars 1847, en Edimburg (Écosse), est né Alexandre Graham Bell, un inventeur qui changera à jamais la façon de communiquer.
En 1876 Graham Bell dépose la brevet d'un instrument étonnant : le téléphone. Le succès de l'invention était fulgurant et en 1877 il crée la Compagnie Téléphonique Bell, qui lui garanti une énorme fortune.
Ou au moins, c'est la version officielle de l'histoire, car il se pourrait bien que l'invention du téléphone ne soit pas oeuvre de Mr. Bell mais du aussi célèbre Antonio Meucci et que Bell ne se soit limité qu'à déposer le brevet en 1876.
En tout cas, aujourd'hui Google célèbre le 161 anniversaire de la naissance d'Alexandre Graham Bell en lui dédiant un logo spécial :

Trouvé via Abadia Digital.
29 février

C'est la première fois que je blogue un 29 février. Bien sûr, il n'y a rien d'étonnant sur ça, sachant que mon blog a démarré il y a moins de 2 ans et que le dernier 29 février date d'il y a 4 ans, mais quand même c'est drôle :cheese1_ee:
Ce mois de février j'ai tenu un rythme de rédaction de billets plus soutenu que d'habitude, avec au moins un billet tous les jours. Ce n'était pas une chose de prévue, mais à fur et à mesure que le mois avançait et que je voyais des marques rouges tous les jours dans le calendrier de la barre latérale, je voulais garder ce rythme. Cependant en fin de mois, avec les longs billets sur l'actualité politique espagnole et l'ouveture de Playtesting.Org, j'ai eu un peu de mal à tenir.
Je ne sais donc pas si je vais continuer à poster au moins un billet par jour. Déjà ce weekend est le dernier weekend avec mon père à Brest, et je pense qu'on va essayer de bien profiter.
Bon, pour le prochain billet je vais revenir sur la politique espagnole en parlant de la figure du roi dans le système politique espagnol et de son rôle dans la transition démocratique , comme advaita m'a suggéré chez Scoopeo.
Au fait, en parlant de Scoopeo, si quelqu'un peut me dire pourquoi mon scoop a été modéré, j'apprécierais, si ce n'est pour savoir qu'est-ce que j'ai mal fait...
Elections en Espagne :
la crispation politique
S'il y a un mot qui définit bien la situation politique espagnole ces dernières années, c'est crispation. Du couloirs du Congrès au magasin du coin, des journaux télé aux pauses cafés, des journalistes politiques aux chauffeurs de taxi, des qu'on mentionne la politique, les coeurs s'enflamment. C'est presque impossible de rester neutre, tout vous force à choisir un camp.

Un bon ami à moi est récemment parti à Madrid pour une mission de quelques mois, et il me raconte qu'une des choses qui le surprend le plus est l'omniprésence de la politique dans la vie quotidienne espagnole. La plupart des français qui ont débarqué en Espagne ces dernières années ont fait le même constat, la politique espagnole est très polarisée et l'agressivité entre les deux partis majoritaires, le PP et le PSOE, va beaucoup plus loin que les accrochages entre l'UMP et le PS ici.
Il faut dire que cette crispation ne vient pas d'hier, je me souviens bien les débats houleux au Parlament en 1989, avec José María Aznar qui accusait à Felipe González d'être le cerveau derrière les GAL et lui demandait de démissionner au cri de "¡Váyase, señor González!", "Partez, monsieur González !".
Mais depuis 2004, le niveau de crispation n'a pas cessé d'augmenter. Les attentats du 11-M, à trois jours des législatives, ont été un point d'inflexion dans la vie politique. Des le lendemain, des élections du 14-M Espagne s'est divisé dans deux camps presque irréconciliables, où tous les coups étaient permis, ou presque.
Ensuite, tout au longue de la législature, le ton montais au rythme des différentes actions du gouvernement, très soutenus par une partie de la population et considérées aberrantes par l'autre. La loi sur la mémoire historique, le mariage homosexuel, la réforme statut de Catalogne et surtout la négociation avec l'ETA ont contribué tour à tour à exacerber les esprits et accentuer cette crispation.
Et c'est dans cette ambiance de crispation que les deux leaders politiques se sont affrontés lundi dernier, deux candidats qui se connaissent bien, qui se détestent, qui s'affrontent jour au jour au Parlament depuis presque quatre ans.

Image TV
Je me permets d'ajouter un commentaire personnel, qui n'engage que moi. Toute cette crispation politique est tellement plus inquiétant que ça va contre les piliers sur lesquelles l'Espagne démocratique est bâtie. Lors de la mort de Franco, toutes les forces politiques, de la droite aux communistes en passant par les nationalistes, ont fait un pacte. Pour éviter les actes de violence et de vengeance, tous ont cédé dans quelques points pour établir un cadre constitutionnel dans lesquelles tous les espagnols puissent cohabiter indépendamment de leurs sensibilités politiques.
La transition n'était donc pas une vraie réconciliation, plutôt un accord pour lequel les vainqueurs de la Guerre Civile acceptaient de passer à un régime démocratique et pluriel en échange de quoi les perdants acceptent de ne pas chercher vengeance ou réparation. Un pacte pour couvrir d'un lourd voile les années de la Guerre Civile et le franquisme et établir une nouvelle base sur laquelle construire une société démocratique qui ne soit pas plombé par les querelles du passé.
Et ces dernières temps il semblerait que, autant d'un côté comme de l'autre, ils sont près à ouvrir la boîte de Pandora pour des intérêt partisans. J'espère seulement que lorsque la nouvelle génération, née déjà en démocratie, arrivera au pouvoir, on pourra enfin tirer un trait sur le passé...