Firefox Portable 2.0 et PortableApps Suite 1.0
Il y a déjà deux semaines je vous parlais des causes du retard de la sortie de Firefox Portable 2.0. Depuis, rien n'avait bougé dans le site de PortableApps.
Et aujourd'hui, la surprise est arrivé, avec la sortie non seulement de Firefox Portable 2.0 et OpenOffice.org Portable 2.0.4, mais aussi de PortableApps Suite.

PortableApps Suite est une combinaison de une dizaine des logiciels libres les plus utilisés, en version portable (i.e. prêts à démarrer depuis une clé USB sans avoir besoin d'aucune installation). La grande avantage de PortableApps Suite par rapport à la méthode précédente (téléchargement indépendant de chaque version portable) est que elle regroupe toutes les applications dans un seul paquet, avec un menu intégré pour les piloter.
A part de cette suite, un effort spécial a été fait au niveau de la compatibilité, afin d'assurer que ces applications portables marcheront dans toutes les versions de MS Windows (de Windows 95 à Windows Vista), et même dans Wine sur linux. La suite est proposée dans plusieurs éditions, pour s'adapter aux différentes tailles de clé USB.
A part des incontournables Firefox Portable, Thunderbird Portable et OpenOffice.org Portable, l'édition Standard de PortableApps Suite inclut Sunbird Portable (calendrier/agenda), Gaim Portable (messagerie instantanée), ClamWin Portable (antivirus), et même Sudoku Portable pour les moments de détente. Et tout ça rentre bien dans une clé de 512 Mo. Pour des clés plus petites, l'édition Lite change OpenOffice.org Portable parAbiWord Portable, ce qui permet de mettre le tout sur 256 Mo.

Mais la partie la plus intéressante pour moi est l'édition Base, qui n'inclut que les menus et icônes, dans moins de 2 Mo. Avec cette édition base, les PortableApps qui m'intéressent (par exemple, je n'ai rien à faire de ClamWin Portable ou Sudoku Portable, mais Portable Gimp et Portable VLC doivent être là) et les applications portables que je me suis fait moi même ("portable" Inkscape et "portable" SeaMonkey), je me suis créé mon PortableApps Suite édition LostInBrittany. Et ça marche bien!
Mise à jour : Un bug dans la version 1.0.0 de PortableApps Suite empêche le démarrage du menu dans des versions de Windows antérieures à XP. Mais rapidement le problème a été résolu avec la sortie de ce patch.
La famille olympienne cette fois au complet
Hier je vous présentais un premier portrait de famille des dieux de l'Olympe, mais à cause d'un petit oubli, l'une des divinités avait été laissé de côté dans la photo : Apollon, dieu archer du soleil, de la beauté, des arts et de la raison.
Cet oublié impardonnable est aujourd'hui corrigé, avec cette nouvelle version de la réunion olympienne :

Voici donc Apollon, fils de Zeus et de une titanide, frère jumeau de Artémis.
Il a son sanctuaire à Delphes, qui était censé être le centre de l'Univers. A son arrivée à Delphes, Apollon doit combattre Python, un serpent monstrueux, fils de Gaïa (la Terre). En la tuant, Apollon s'approprie de l'Oracle de Delphes, le plus important des oracles grecs. Pour apaiser Gaïa, il crée ensuite les Jeux Pythiques, les plus importants après ceux d'Olympie.
Apollon est aussi parfois connu comme Phébus ou Phébus Apollon. Etant enfant, Apollon avait piqué la foudre de Zeus pour jouer, et par accident il avait foudroyait le char du soleil. En punition, Zeus l'a ordonné de conduire le char du soleil, devenant aussi Phébus, le dieu soleil.
Et maintenant oui, la série des dieux grecs est terminé. Et cela veut dire que je vais pouvoir me concentrer dans la suite, mon webcomic sur la Grèce Mythologique. Mais cela sera demain...
L'action Google dépasse les 500$
Cet après-midi il y avait beaucoup de regards fixes sur l'ouverture de Wall Street. On spéculait sur si aujourd'hui il allait être le grand jour, vu que hier le prix avait frôlé la mythique barrière psychologique. Le suspense est fini lorsque c'est apparu le prix à l'ouverture, la barrière était tombé.
Je parle, bien sûr, de l'action Google, qui aujourd'hui rejoint le très restreint club de six entreprises dont les actions cotisent à plus de 500$ l'unité.

Google est sorti en bourse le 18 août 2004. Pendant les semaines qui précédaient la sortie, les journaux économiques s'ont fait écho des rumeurs les plus fous sur la valeur initiale de l'action, on parlait de presque 140$. A la fin, la cotisation initiale de l'action Google était de seulement 85$, soit une capitalisation de 23 milliards de dollars (oui, 23 000 000 000 $).
Tout le monde s'attendait à une envolée des actions, mais même les prévisions les plus optimistes étaient loin de ce qui s'est avèré l'un des plus grandes valorisations boursières qu'on a connu. Il y a à peine un an, l'action dépassait les 400$, avec une valeur en bourse de 112 milliards de dollars. Aujourd'hui l'action Google est arrivé aux 504$, avec une capitalisation de 154 milliards de dollars (comme comparaison, Microsoft est à presque 300 milliards de dollars) .
Actuellement Google est la troisième entreprise technologique du monde, derrière Microsoft (capitalisation de 294 milliards de dollars) et Cisco Systems (qui avec sa capitalisation de presque 170 millards de dollars risque de se voir bientôt dépassé). Sa valeur boursière dépasse les 140 000 millions de dollars d'IBM, et des géants comme Yahoo et eBay sont des nains en comparaison, avec 36 et 46 milliards de dollars respectivement.
Si vous voulez voir une comparative parmi les entreprises citées, vous pouvez la voir avec cette requête à Yahoo! Finance.
Note : Vu dans Abadia Digital et Microsiervos. Données tirées de Yahoo! Finance.
Les recherches qui mènent ici
Depuis que j'ai mis Google Analytics dans mon blog, je m'amuse toutes les sois à regarder les statistiques du trafic de mon blog. Je regarde le nombre de visites, je vois les référents (les liens par lesquels les visiteurs arrivent à mon blog), la provenance géographique de mes lecteurs...

Ca m'étais déjà arrivé de regarder les recherches Google par lesquels les gens sont tombés sur mon blog. En général, ces sont de choses en rapport avec les thèmes de mon blog, comme firefox portable 2.0, installer firefox 2.0 ubuntu ou source list ubuntu 6.10, mais des fois on trouve des recherches plutôt surprenantes.
Inspiré par ce billet de Petite Anglaise (un blog par lequel je sens une affinité assez naturelle), je me suis penché avec plus de détail sur ces recherches Google. Et j'ai trouvé que certaines de ces recherches, bien que moins colorées que celles de Petite Anglaise, sont quand même curieuses. A mode d'exemple, je peux vous citer :
- blog vicieuse
- blog chaste soumis
- la fête et ses excès
- photo de fille completement imberbe
- les photos de la fille de bill gate
- photos greek naked
Je serais honnêtement curieux de savoir comment ces recherches ont pu pointer vers mon blog, et j'adorerais voir la réaction des gens qui arrivent ici en cherchant des vicieuses ou des chastes-soumis... Je me demande aussi quel raison pousse à quelqu'un à essayer de trouver des photos de la fille de Bill Gates.
Après il y a des recherches que, si elles ne sont pas curieuses, elles montrent bien que, pour plein d'utilisateurs, les moteurs de recherche ont encore bien de progrès à faire. Je parle des utilisateurs qui font des "recherches naturelles", i.e. des recherches dans un langage naturelle. C'est plus clair avec des exemples :
- je recherche des informations sur les méduses
- comment importer des image dans mon sony ericsson
- trouver le nom de sa webcam
- pas de favoris avec firefox portable
- crack pour décoder mot de passe msn messenger
- lorsque je me connecte j'ai mon disque dure
- comment supprimer définitivement toutes traces de ce qui a été mis à la poubelle de l'ordinateur
Ces recherches montrent l'échec des moteurs de recherche actuels à répondre aux besoins des utilisateurs non avertis. Un échec car je pense que ce sont ces utilisateurs qui font des recherches naturelles qui ont raison. Je me rends compte que la plupart des gens qui utilisons internet fréquemment nous sommes adaptés aux moteurs de recherche par mot clé comme Google ou Yahoo. Lorsque nous voulons trouver de l'information sur les méduses, nous ne cherchons pas je recherche des informations sur les méduses mais information méduses ou simplement méduses. Pourquoi? Parce que à force d'utiliser Google nous avons remarqué ou appris que il fonctionne par mot clés, donc nous lui fournissons ça.
Mais un utilisateur qui n'a pas encore été déformé par ce paradigme s'attend à que le moteur réagisse comme une personne. Poser des questions est l'une des activités les plus naturelles pour un être humain, et lorsqu'on entends parler d'un site qui offre des réponses on pose les questions comme on est habitué à le faire. Et ça ne marche pas, il faut apprendre à s'en servir de l'outil.
L'un des grands efforts actuelles de la R&D dans le domaine des moteurs de recherche est mieux comprendre et répondre à ces "recherches naturelles", arriver à développer un moteur de recherche sémantique auquel on puisse parler comme à un être humaine. On y est encore loin.
Portrait de famille à l'Olympe
Aujourd'hui, comme j'avais promis, je vais clôturer ma série sur les divinités olympiennes avec un portrait de famille.

Si vous avez suivi la série, vous pourrez reconnaître tous les protagonistes. Tous ? Non, il y a un petit bonhomme qui s'est glissé dans le portrait mais que je ne vous avais encore présenté : Héphaïstos, le dieu du feu, des forges et des volcans.
Héphaïstos est le fils d'Héra qui était très agacée car Zeus avait engendré à Athèna tout seul. Voulant montrer qu'elle aussi était capable de telle prouesse, Héra engendre seule Héphaïstos. Mais lorsqu'elle lui donne le jour, Héra découvre atterrée la difformité du bébé, et elle lui balance au vide des le sommet de l'Olympe. Le divin bébé tombe dans la mer et il est récupéré et élevé par des néréides (nymphes marines). Il vivra des années sur terre avant de son retour à l'Olympe.
Il n'était pas vraiment apprécié du reste des dieux, qui se moquaient de sa laideur et sa jambe boiteuse. Mais malgré ce mépris les autres dieux ne pouvaient pas ignorer les mérites de ce dieux moche et taciturne, car Héphaïstos a fabriqué la plupart d'objets merveilleux des auau trident de Poséidon, en passant par les flèches d'Artémis. Il était le mari d'Aphodite, et lorsqu'elle le trompe avec Arès la vengeance du dieu du volcan ridiculise aux aimants en face du reste des dieux.
Note : Je vous rappelle ici les autres épisodes de la série :
- Zeus et Athéna
- Artémis et Poséidon
- Zeus et Athéna revisités
- Arès et Aphrodite
- Hadès
- Hadès dans l'Inframonde
- Hermès
- Hermès visite Zeus
- Héra
- Dyonisus
- Hestia et Déméter
Note 2 : Je viens de me rendre compte de que j'ai oublié une dernière divinité, le dieux du soleil, Apollon en personne. Je ne manquerai pas de réparer cette erreur dans un prochain billet, et à l'ajouter à ce portrait de famille.
Soirée de création d'avatars
J'ai passé la soirée à dessiner des avatars pour des gens du forum Casus NO et je n'ai donc pas eu le temps de finir mon dessin avec l'ensemble des dieux grecs.
Je vais donc vous laisser ici, à la place des divinités de l'Olympe, les avatars que j'ai préparé :
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Pour chaque avatar j'ai fait plusieurs versions, avec les suggestions de la personne intéressée.
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Après ce parenthèse d'aujourd'hui, demain j'espère retourner mes petits grecs.
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Sitemap : projet conjoint de Google, Microsoft et Yahoo
Le titre de ce billet risque de surprendre. Google, Microsoft et Yahoo se mettant d'accord sur quelque chose? Ben oui, ça peut arriver, voici la preuve.

Plusieurs des blogs officiels de Google donnent la nouvelle : Google, Microsoft et Yahoo vont supporter ensemble le protocole Sitemap.
C'est quoi le protocole Sitemaps? C'est un protocole créé par Google pour permettre aux webmaîtres d'informer aux moteurs de recherche des pages qui sont disponibles pour que leurs robots puissent les explorer. En parlant clair, c'est donner aux moteurs de recherche une carte du site afin de faciliter l'indexation. L'idée a des avantages pour les moteurs de recherche (ça facilite leur tâche) mais aussi et surtout pour les webmaîtres dont les contenus seront mieux et plus rapidement indexés, ce qui devrait augmenter la visibilité de leur site.
Cette carte du site web est un fichier XML qui liste les URL du site avec des meta-données additionnelles sur chaque URL (date de mise à jour, fréquence de changement, importance relative de la page dans le site) qui permettent justement aux moteurs de recherche de mieux indexez chaque page.

Le protocole Sitemap est donc une combinaison gagnant-gagnant pour les moteurs et les propriétaires de sites web. Et c'est ça qu'ils ont du se dire chez Microsoft et Yahoo, qui viennent de décider de supporter cette initiative. Google avait sorti ce protocole Sitemap XML l'année dernière sous une licence Attribution/Share Alike Creative Commons, une licence libre. A l'époque, ils exprimaient l'espoir que d'autres moteurs de recherche décidaient de l'utiliser et de ne pas développer un autre protocole propriétaire incompatible. Mais selon eux mêmes disaient, c'était une tentative un peu folle. Aujourd'hui cette petite folie de Google a fonctionné, et le nouveau site du protocole Sitemaps a vu le jour, avec le support conjoint des trois grands moteurs de recherche.
Cherche illustrateurs
Des fois le web est surréaliste...

C'est seulement une petite anecdote, vraiment rien de quoi remplir un billet du blog, mais je ne peut pas résister à la tentation de vous la raconter.
Aujourd'hui, dans un des forums que je lis, un gars poste, en invité, le message suivant :
Je vous invite à le consulter pour en saisir l'ambiance.
Merci de m'envoyer vos motivations, coordonées et URL ou l'on peut voir votre travail.
Et à la réponse qui lui demandé les tarifs, il dit :
Oui, vous avez bien saisi l'idée... Il demande des bénévoles pour lui redécorer son blog. Mais il ne suffit pas que les candidats soient bénévoles, prêts à dépenser leur temps et énergies pour l'aider, non. Ils doivent en plus fournir une lettre de motivation et des références, question de voir s'ils ont assez de niveau et motivation pour être à la hauteur de son blog.
C'est un peu comme si on demande à des artisans de venir te redécorer ta maison gratos, mais avant on leur demande de faire des lettres de motivation et de fournir des références...
Et en plus, lorsqu'on lui dit ça, il répond avec :
je suis certain qu'il existe des illustrateurs amateur qui voudrais juste faire connaitre leur travail sans plus de prétentions.
Si je demande des "références" comme vous dites, c'est justement pour écarter les "pros" mégalos que vous êtes et laisser leur chance au petit comme moi qui font du forum/blog par passion...
Voilà, maintenant je suis un blogueur pro mégalo. Elle n'est pas belle la vie? ;-)
Etre payé pour bloguer ?
Note : Ce billet est sponsorisé par ReviewMe.

Je sais qu'avec un billet comme celui-ci, je risque de me faire traiter de mouton ou même pire, car c'est un sujet controversé sur lequel pas mal de monde a déjà parlé. Mais j'ai quand même envie de tester si ça marche. Je vais donc faire un review de ReviewMe, et si leur offre est vraie, je vais recevoir 25$ pour le faire.
Pour ceux qui ont été un peu déconnectés ces derniers temps, il faut dire que ReviewMe est un nouveau site de publicité en ligne suivant un modèle un peu spécial : ils paient aux blogueurs pour écrire sur des thèmes qui les annonceurs proposent. Le principe est simple : les annonceurs parcourent la liste de blogueurs affiliés à ReviewMe et ils choisissent à quels blogueurs proposer de faire un review de leur produit. A ce moment le blogueur reçoit une proposition, et s'il l'accepte, il doit écrire sur son blog un review (positif ou négatif, peu importe) du produit, review pour lequel il sera après rémunéré.

Selon l'importance théorique de chaque blog (i.e. selon une métrique basé sur les ranks Technorati et Alexa et du nombre de souscripteurs au fil RSS), chaque billet sponsorisé apportera entre 30 $et 200$ au blogueur (pour l'annonceur, le billet coûtera entre 60 et 400 dollars, la moitié pour ReviewMe et l'autre moitié pour le blogueur).
A différence d'autres sites du même genre, ReviewMe exige que le caractère sponsorisé du billet soit clairement marqué (voir la première ligne de ce billet). En plus, ils ne demandent pas que le review soit positif pour le produit annonçant, ce qui permet, au moins en théorie, de garder l'impartialité du blogueur.
En résumé, ReviewMe est une voie alternative de monétisation d'un blog, qui n'impose pas de contraintes à priori à la liberté d'expression du blogueur.
Pour ma part, je réserve mon avis jusqu'à voir comment ça marche, si il y a des annonceurs qui me proposent des reviews et si oui lesquels. Déjà, j'attends aussi voir si pour ce billet je reçois les 25$ promis dans leur publicité, et je ne manquerais pas de vois dire le résultat. Pour l'instant je suis donc plutôt sceptique...
Java libre!
Même si j'aimerais bien vivre de mon blog, on est encore bien loin. Depuis déjà quelques années, c'est Java qui me permet de payer mes factures. Toute nouvelle qui touche donc ce langage est assez importante pour moi.

Mon histoire avec Java commence en 1998, lorsque j'ai fait un stage de six mois chez IBM. J'avais déjà fait un peu de Java, chez moi, pour tester ce nouveau langage qui semblait aussi intéressant, mais chez IBM j'ai été obligé à monter rapidement en compétence en travaillant dans un projet de migration vers Java 1.1 chez Caja Madrid. Depuis je m'était centré plus sur le côté télécom de ma carrière, mais à la fin de mon doctorat je suis revenu dans le monde Java avec des missions de prestation pour des SSII. A l'époque, l'idée de qu'un jour Sun allait libérer le code de Java faisait rire (mais à l'époque on pensait la même chose d'une éventuelle libération de Solaris, par exemple...).
Tout ça pour dire que je suivait avec intérêt toutes les nouvelles sur la libération du code source de Java sous une licence open source. On avait entendu toutes les rumeurs : libération totale, libération partielle, licence spécial Sun, licence BSD...
La semaine dernière une nouvelle rumeur, en apparence très sérieuse et documentée, a parcouru la blogosphère anglo-saxonne, Slashdot l'avait relayé : Java allait être libéré sous une licence GPL v2.
Je n'avait pas voulu bloguer sur ça, car il n'y avait pas de confirmation officielle. Et la confirmation officielle arrive aujourd'hui, dans le site officiel de Sun. Et en plus, un des blogueurs de Sun nous fait un décryptage du pourquoi et comment de cette libération de Java.
Pour fait courte la partie technique, je reprends la formule de Tim Bray :
Pour moi, c'est une manoeuvre qui va dans le bon sens, surtout pour Sun. Depuis le début, ils ont offert toutes les outils Java gratuitement (mais avec code fermé), et cela a été un des facteurs clés dans le succès du langage. Ils donnaient donc à la communauté des utilisateurs, mais en avant le code fermé, ils ne profitaient pas des éventuelles améliorations que la communauté pourrait faire dans le code.
L'un des arguments en contre était le risque de fork, que des groupes de hackers, des chercheurs ou des passionnés prennent le code source de Java, le modifient et proposent des versions de Java incompatibles entre elles. Mais avec le parapluie du TCK (la suite d'outils de test qui permettent de certifier un produit comme "compatible avec Java") et des marques registrées, le risque n'existe pas, car ils ne pourraient pas appeler leur projet Java (comme pour Firefox, on peut créer et même vendre des versions modifiées de Firefox comme Flock, mais on ne peut pas les appeler Firefox).
Sur ça, la position de Sun est claire :
Cependant, il y a un risque énorme de voir pousser des langages ou des machines virtuelles basées sur celle de Java, avec d'autres noms, et taillées pour des besoins plus spécifiques. Mais cela est, à mon avis, une bonne chose. Et ce qui est encore mieux, Java pourra profiter des améliorations faites dans ces projets. Tout le monde gagne donc...









