Iron ou Google Chrome pour les ultra-paranoïaques

Depuis sa sortie, Google Chrome est devenu l'un des sujets fétiches de mon blog, ce qui est plutôt ironique, car je n'utilise le navigateur Google que pour faire des tests. Mais bon...
Un problème...
En revenant sur le sujet, vous vous souvenez qu'il y a eu une grande polémique autour de Google Chrome et les informations qu'il pourrait envoyer à Google. Malgré que la plupart de leurs objections se sont avéré injustifiées et le fait qu'on peut configurer Chrome pour qu'il n'envoie aucun information chez Google, les fans des chapeaux en feuille d'étain n'étaient pas satisfaits.
Des solutions ?
Une première solution venait de la main du projet Chromium le code source de Chrome libéré par Google. Le fait de construire son navigateur à partir des sources permet de s'assurer qu'il n'y a pas des éventuels modules cachés ni spyware qui enverrait vos données chez Google. Par contre, construire l'application à partir des sources n'était pas à la portée de tout le monde.
La solution n'a pas tardé, avec des versions pré-pacagées de Chromium, comme le CrossOver Chromium dont je vous ai parlé la semaine dernière.
Mais même en installant à partir de Chromium, il y a certaines fonctionnalités innés à Chrome (comme la barre d'adresses intelligente) qui, si bien on peut les désactiver facilement, sont activés par défaut. Alors, ce n'est pas encore la solution parfaite pour ceux qui se sent très soucieux de leur privacité.
Une solution dure comme fer

La solution vient de la main de SRWare, une société allemande spécialisé dans des solutions de sécurité. Ils vient de sortir Iron, qui est un navigateur basé sur le code Chromium et offrant les mêmes fonctions de base comme Chrome, mais auquel ils ont enlevé les fonctionnalités qui posent des problème au niveau de la protection des données.
La page est en allemand, mais vous avez ici une traduction automatique (vous apprécierez sans doute la délicieuse ironie d'utiliser Google Translator pour faire la traduction...).
N'appartenant pas au peuple des porteurs de chapeaux en feuille d'étain, ce qui je trouve intéressant dans la démarche n'est pas la création d'Iron en lui même, mais le fait de que moins d'un mois après la sortie, on voit déjà sortir le premier fork1 de Chrome, adapté pour un besoin particulier.
Cela me rassure dans mon avis de que en libérant le code source, Google a donné des ailes à leur navigateur, en ouvrant des perspectives qu'il n'aurait jamais eu si le code était resté propriétaire. Je suis persuadé que d'ici en quelques mois on verra plusieurs projets de ce type voir le jour, chacun avec ses particularités et son public cible, mais tous partageant le même cœur de code. Chrome est là pour rester...
1 Comme mon collègue Raphaël me signale, Iron n'est pas un vrai fork, car ils se limitent à prendre la dernière version de Chromium et modifier certains fichiers. Le code d'Iron ne sera donc pas indépendant de Chromium, mais il sera synchronisé avec chaque nouvelle version du code du navigateur Google.
Mise à jour :
- Merci à Fred pour le scoop, et à Raphaël et Annaïg pour les corrections.
- Comme Sophie m'a fait remarquer dans les commentaires, tin-foil n'est plus feuille d'étain, mais feuille d'alu, car en début du XXème siècle ils ont changé le matérial (l'aluminium était moins cher) mais gardé la dénomination classique. Voir Wikipedia pour plus d'info.
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