Billets avec l'étiquette ‘Logiciel Libre’

FinistJUG

11-11-2011 par Horacio Gonzalez
Captain Hadduke, par Mik

Captaine Hadduke, mascotte du
FinistJUG, par Mik

Depuis que j’ai lancé le blog en 2006, jamais LostInBrittany n’était resté en sommeil aussi longtemps, presque trois mois sans poster. Les raisons ont été multiples et variées, comprenant entre autres un gros dégât des eaux et un déménagement et des projets divers. Je me suis même posé la question de si j’allais continuer, ou si il valait mieux de laisser le blog sombrer dans un état zombie, et me contenter de Twitter et Google+ pour communiquer avec le monde. Mais après des hésitations, j’ai fini par me dire que LostInBrittany était devenu une partie de moi, et qu’il fallait le remettre en route

Et quelle meilleure occasion pour relancer LostInBrittany que la Devoxx 2011 ? Car cette année j’ai à nouveau la chance de pouvoir aller à celle qui est devenue la plus importante conférence Java de l’année (merci Oracle, quand même).

Du point de vue technologique, la Devoxx est une expérience superbe, on prend plein des yeux avec les différents projets, les conférences, les échanges. Mais la Devoxx a aussi un autre intérêt, celui de rencontrer plein de monde, d’échanger avec des gens venant des horizons très divers, unis par une même passion pour le développement.

Et cela nous amène au titre de ce billet, FinistJUG. Car c’est l’année dernière à Devoxx, après avoir beaucoup discuté avec des gens des différents JUGs français, que j’ai décidé de créer Java User Group finistérien, FinistJUG. A l’époque je pensais que cela se ferait rapidement, mais le projet a pris de retard à fur et à mesure que les semaines et les mois passaient. Heureusement que le mois dernier, grâce à un collègue de travail, j’ai rencontré Mik, un architecte Java brestois qui avait un projet semblable de création de JUG à Brest. On a mangé ensembles, on a échangé sur nos projets respectifs et on a décidé de fusionner nos efforts pour réussir à que le FinistJUG devient réalité.

Le projet démarre bien pour le moment : les papiers sont dans la préfecture, on compte faire la prmière session courant décembre, avec un rendez-vous plus informel au retour de Devoxx, la semaine prochaine on présentéra le JUG dans l’Open Coffee de Brest (en visioconférence depuis Anvers), on a un accord de principe avec l’ENIB pour pouvoir faire nos sessions dans leur amphi…

Si vous voulez vous tenir informés, même si je posterai des informations ici, il y a un site web et un compte Twitter.

Comment revenir aux scrollbars classiques sur Ubuntu 11.04 Natty Narwhal

13-05-2011 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Avec les vacances de Pâques, dont je n’ai même pas trouvé encore le moment de vous en parler, et un retour au travail un peu trop chargé, je n’ai pas fait mon traditionnel billet sur la sortie de la dernière version d’Ubuntu, Ubuntu 11.04 Natty Narwhal.

Unity

Cette version apportait un changement majeur du point de vue des utilisateurs : le gestionnaire de bureau par défaut n’est plus le gestionnaire de base de GNOME mais Unity, un nouveau shell pour GNOME développé principalement par Canonical. Si vous avez déjà installé Ubuntu Netbook, vous connaissez à un peu près Unity, car c’est une évolution de l’interface de cette déclinaison d’Ubuntu. En gros donc, en démarrant le nouveau Ubuntu, l’utilisateur se trouve face à une nouvelle interface, censée être plus facile à utiliser, plus intuitive, rapprochant l’expérience utilisateur à celle des smartphones et les tablettes.

Personnellement, je ne trouve pas Unity pratique , au moins pas pour mon ordinateur de travail, ni pour mon fixe à la maison. Peut-être qu’avec le temps je pourrais me habituer, et même le toruver agréable, mais pour instant je préfère garder mon GNOME classique. Le point positif, c’est que chez Ubuntu ils ont bien supposé qu’une partie des utilisateurs refuseraient le changement, et il suffit d’indiquer au démarrage qu’on souhaite le bureau Ubuntu classic pour retrouver GNOME.

Sauf que…

On revient donc vers le bon vieux shell GNOME, à une exception près : les overlay scrollbars, les nouvelles barres de défilement style smartphones introduites avec Unity pour gagner de la place sur l’écran et améliorer l’expérience utilisateur… au moins en théorie.

Sauf qu’en pratique, sur un système qui n’a pas d’interface tactile et avec des applications qui peuvent avoir plusieurs barres de défilement, c’est tout sauf ergonomique. Là ou avec la barre classique on peut cliquer partout sur la barre, pour faire avancer rapidement les pages, maintenant on est obligé de cliquer dans la partie soulignée pour que les flèches apparaissent en surimpression. En gros, une vraie perte de temps et l’efficacité.

On ajoute à ça que ces overlay scrollbars ne sont disponibles que dans les applications GTK+ natives, et pas dans des applications importantes installées par défaut sur Ubuntu, comme Firefox ou LibreOffice. Cela veut dire qu’on a même pas de consistence, sur certaines applications on utilise les barres classiques, sur d’autres les nouvelles.

Le pire es tle cas d’Inkscape, où sur une même application on a les deux types de barres, la classique pour les barres du canevas, et les overlay pour la barre d ela palette de couleurs :

Inkscape sur Natty avec overlay scrollbars

Je veux mes barres classiques

Moi aussi, je les veux. Au début je m’étais dit qu’ils avaient sûrement mis une option quelque part pour les enlever, mais pas moyen de la trouver. Alors j’ai creusé un peu plus, et voici la solution, qui passe, bien entendu, par la ligne de commandes :

sudo -s
echo “export LIBOVERLAY_SCROLLBAR=0” > /etc/X11/Xsession.d/80overlayscrollbars

Après avoir tapé la commande, fermez la session et lorsque vous la rouvrirez et les overlay scrollbars ne seront plus qu’un souvenir.

A moins que…

A moins que cela ne suffisse pas, comme c’était le cas sur l’un de mes ordinateurs. Comme j’avais un peu marre d’essayer des trucs, j’ai décidé d’utiliser les grands moyens : enlever directement les paquets responsables des overlay scrollbars :

sudo apt-get remove overlay-scrollbar liboverlay-scrollbar-0.1-0

Au prochain redémarrage, le tour es joué, cette fois définitivement.

Des options

Mes collègues m’accusent souvent d’être un fanboy Ubuntu, je crois que avec ce billet je vais les décevoir. Car je trouve assez désagréable la façon comme Ubuntu a fait passer ce composant overlay scrollbars. Ce n’est pas le fait qu’il soit boggué, inconsistant et mal fini, non. Ce n’est pas le fait qu’ils le mettent par défaut. C’est simplement qu’ils auraient dû prévoir, au minimum, une façon simple et claire de le désactiver. Je veux bien croire que pour MArc Shutteworth ces barres sont vraiment le future de l’interface, mais il faut toujours laisser les options aux utilisateurs, c’est une partie de ce qu’on aime dans Linux…

OpenKinect ou Minority Report v0.1

21-12-2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Si on m’avait dit qu’un jour j’aurais envie de m’acheter un produit Microsoft, je ne l’aurait jamais cru. Et pourtant c’est le cas…

Non, je n’ai pas succombé à la tentation Windows 7 afin de pouvoir jouer à ces jeux qui ne tournent pas encore sur Wine. Non plus, je ne me suis pas acheté un Windows Phone, le smartphone pour ceux qui n’aiment pas les smartphones, pas de risque. Le produit Microsoft qui m’a fait craquer n’est autre que le Kinect.

Je parle bien du Kinect et pas de la XBox 360 avec Kinect, car je n’ai aucun intérêt dans la console, ce qui m’attire c’est le contrôleur. Car depuis quelques semaines, grâce au travail acharné d’un groupe de passionnés, il y a des pilotes libres permettant de relier le Kinect à un ordinateur sur Linux, Mac o Windows. En gros, cela permet d’utiliser le Kinect comme périphérique d’entrée pour l’ordinateur, de la même façon que sur la XBox 360. C’est le projet OpenKinect.

Du piano pour les pieds de la vidéo précédente au rêve de geek du sabre laser de la vidéo suivante, les applications qui ont été développés autour du périphérique sont bien plus originales et innovantes que la plupart des jeux commerciaux qui ont sorti pour la XBox. Et ça, même pas un mois après que les pilotes libres soient disponibles !

Il y a même un site qui essaie de regrouper les meilleurs hacks utilisant OpenKinect, c’est KinectHacks.

Les premiers jours, les applications ludiques étaient la norme. Mais à fur et à mesure, des applications plus sérieuses on commencé à apparaître, comme le système d’apprentissage de reconnaissance de formes de la vidéo précédente, ou même des applications en image médicale, comme montré dans la vidéo suivante.

OpenKinect ouvre un nouveau monde dans l’interface homme-machine, avec un périphérique à un coût relativement peu cher. Du coût, les interfaces comme ceux qu’on voit dans les films de science fiction deviennent moins utopiques, plus faisables. Un rêve de môme devenu réalité…

De retour de Devoxx, et de l’usage de Twitter

20-11-2010 par Horacio Gonzalez
Java doit être libre

Comme je vous disais dans mon dernier billet, cette semaine je suis allé à Devoxx à Anvers, le rendez-vous incontournable de la communauté Java européenne, auquel cette année se son joindre aussi beaucoup de participants outre-atlantiques, peut être déçus par la nouvelle version de Java One.

L’expérience était bien enrichissante. J’ai découvert des choses, j’ai comparé ce qui se fait ailleurs, j’ai discuté avec beaucoup de monde, bref j’ai passé cinq jours en immersion avec 3000 développeurs Java, du pur bonheur. Je suis revenu avec des idées et des projets pleine la tête, et avec une envie folle de mettre des idées en pratique, de faire avancer des choses, de partager mon enthousiasme.

Les sujets phare dans la Devoxx de cette année ont été :

  • NoSQL et cloud computing: une bonne douzaine de sessions sur ces thèmes, avec des sessions sur Hadoop, HBase, Pig & Hive, MongoDB, Cassandra, Voldemort, la mouvance DevOps… C’est la partie que j’ai trouvé la plus intéressante, où je considère que j’ai appris le plus de choses.

  • Les langages alternatives tournant sur la JVM (Scala, Groovy, Fantom…) et les différentes frameworks (GWT, Wicket, Play!, Grails…)
  • Le futur de Java, le JDK 7 et ce qu’on pourrait attendre du JDK 8.
  • Android, avec plusieurs sessions centrées sur la plate-forme et le développement d’applications tirant profit des capacités des derniers modèles.
  • JavaFX, qui après compte il n’est pas peut-être né mort comme on le pensait…

Je comptais faire des résumés journalier sur le blog, un peu comme j’avais fait pour JavaOne 2008, en prenant des notes pendant les différentes sessions de la conférence, et en mettant les photos sur Flickr le soir. Mais c’était sans compter avec Twitter, mon Android et l’excellente connexion WiFi que les organisateurs avaient mis à notre disposition. Du coup, j’ai préféré twitter chaque session à laquelle j’ai assisté, pour remonter l’information d’une façon plus directe et plus rapide qu’en prenant les notes pour bloguer le soir.

Ce curieux comment Twitter a changé la façon comme on vit les conférences. Au JavaOne 2008, Twitter existait déjà (par exemple, mon compte a été créé le 23 mai 2007), mais son usage était loin d’être aussi généralisé que à l’heure actuelle.

Maintenant, avec Twitter plus l’adoption massive des smartphones1, le live-twitting est devenu une pratique standard et omniprésente, au point que pendant les pauses entre deux sessions, l’écran géant de chaque salle montrait un mur de tweets dans lequel il s’affichaient en temps réel les tweets avec le l’étiquette #devoxx. De cette façons, tout en suivant chacune des sessions auxquelles j’assistais, je twittais ce qui me semblait le plus intéressante, en accompagnant les tweets avec des photos prises avec mon téléphone2. Au même temps, en lissant les messages twittés sur #devoxx, j’ai plus ou moins suivi en temps réel les points clés des différentes sessions qui se déroulaient en parallèle. Avec ça, la conférence était encore plus intéressante, même si assez fatigante, car suivre des conférences en anglais, le tout en twittant et en lissant des twitters sans perdre le fil de la session demandait pas mal de concentration.

Maintenant j’ai commencé à réunir mes tweets et mes notes, et à essayer de mettre ça en forme pour pouvoir faire un compte-rendu cohérent au travail, et essayer de voir ce qui peut être mis en application des maintenant, ce qu’il faut tester, et comment peut-on tirer les bonnes leçons de ce que j’ai vu et entendu à Devoxx. Mais cela est une autre histoire…

1 Le taux d’adoption des smartphones parmi les assistants à Devoxx était simplement impressionnant. Lors d’une session, le speaker a posé directement la question, et il n’y avait pas une dizaine de personnes sans smartphone dans la salle. Curieusement, ou pas trop étant donné qu’il s’agisait d’une conférence de développeurs Java, les téléphones Android étaient prédominants.

2 Les photos prises avec mon Android ont été toutes ratées, avec une résolution bien trop petite pour être exploitable. Je n’ai pas encore trouvé le pourquoi, quoi que je soupçonne la version beta d’Android 2.2 que j’ai flashé sur mon Motorola Milestone il y a une quinzaine de jours. De fois je me dis que je devrais arrêté de jouer avec des betas… mais je m’ennuierais sinon.

Cap sur Devoxx

11-11-2010 par Horacio Gonzalez
Java doit être libre

La semaine prochaine je serai à Anvers, pour Devoxx 2010, conférence qui grâce à Oracle est devenue le plus important rendez-vous de l’année dans le monde de Java.

Je pars donc dimanche matin vers Anvers, et je reviens vendredi prochain. J’espère avoir le temps d’écrire quelques billets en racontant la conf au jour le jour, mais ce qui est sûr c’est que je vais live-twitter mon séjour, avec le hashtag #devoxx.

En autre ordre de choses, Oracle persiste dans son attitude méprisable vis à vis de la communauté de logiciel libre autour de Java. Avec leurs actions, ils montrent soit une effroyable méconnaissance de l’écosystème Java et du logiciel libre en général, soit ce qui serait pire, une volonté acharnée de saborder le langage et la plate-forme même. Le dernier exemple, pas plus tard que mardi dernier, l’annonce de la future sortie de plusieurs versions de la machine virtuelle Java, afin de monétiser la JVM.

Afin de me joindre donc aux voix qui réclament que Oracle change d’attitude vis à vis de Java, je vais donc me suivre l’appel de James Gosling et porter pendant la conférence un t-shirt Java doit être libre. Sauf que à la place du Duke inspiré de celui de Gosling que j’avais préparé la dernière fois, cette fois je me suis amusé un peu avec Blender et j’ai préparé un Duke en 3D.

Java doit être libre

Avec du papier transfert et un fer à repasser (que je n’utilise que dans des occasions spéciales comme celle-ci), j’ai maintenant deux beaux t-shirts pour Devoxx 2010 !

L’Ubuntu nouveau est arrivé

11-10-2010 par Horacio Gonzalez
LiB et Ubuntu

Ca y est, une fois de plus, la nouvelle release d’Ubuntu, Ubuntu 10.10 Maverick Meerkat, est sortie.

A l’origine, cet Ubuntu Maverick Meerkat ne devait sortir qu’à la fin octobre, comme c’est habituel pour la distribution. Mais cette année, la date du 10/10/10 était trop juteuse pour la laisser passer. Alors le cycle de releases a été un peu accéléré et la distribution est donc sorti dans la date emblématique.

Maverick Meerkat ? Kesaco ?

Maverick Meerkat est donc le surnom de cette release1. Meerkat est un des ces mots en anglais dont je savais la signification mais je ne connaissait pas le mot pour le designer en français ni même pas en espagnol. En fait je voyais bien l’animal en question, mais j’étais incapable de trouver son nom en français, tout au plus je pouvais dire que c’est une sorte de mangouste africaine.

Car, vous verrez, vous aussi savez sûrement qu’est-ce que c’est un meerkat sans forcement savoir son nom en français : vous voyez Timon, l’un des compagnons de Simba dans Le Roi Lion, le petit, pas le sanglier Poumbaa. Timon est un meerkat. 🙂

Quelques recherches wikipedia plus tard, j’ai appris que en français cela s’appelle une suricate (suricata en espagnol). Ubuntu 10.10 Suricate Rebelle…

Mais revenons au sujet

Quoi de nouveau dans ce Maverick Meerkat ? D’abord aucun changement majeur, mais plein de petits changements qui dans son ensemble rendent le système plus agréable.

L’un des premiers points positifs se voit dès l’installation, maintenant Ubuntu peut chercher des mises à jour pendant l’installation et non après. Par contre, cela risque de poser des problèmes dans des environnements corporatifs, où la sortie internet passe par un proxy (dès que j’aurai testé au travail je vous ferai un retour sur ce point).

L’interface de base est semblable à celui de Lucid, en gardant les boutons à gauche par défaut (voir ici pour les remettre à droite). Comme nouveauté, il faut signaler une famille de polices de caractères, Ubuntu Font, assez jolie.

Sous le capot, des nouvelles versions de Gnome (2.32) et d’Evolution (à priori beaucoup plus rapide, mais je n’utilise plus évolution depuis deux ans…), l’inclusion de Shotwell comme logiciel par défaut pour le traitement de photos (remplaçant à F-Spot), des améliorations sur le client de micro-blogging Gwibber

La nouveauté la plus voyante, peut-être, c’est une meilleure intégration par défaut d’Ubuntu One, qui passe d’être un simple stockage en ligne à la Dropbox à être un vrai cloud avec beaucoup de possibilités. Par contre, il me reste à savoir si ils ont enfin donné le support proxy au client, car sinon Ubuntu One sera encore complétement inutile pour moi (et pour la plupart d’utilisateurs corporatifs…).

Pour finir, les utilisateurs de netbooks il y a le nouveau interface Unity Desktop, censé permettre de mieux profiter du système sur un petit écran. Je vous raconterai lorsque je l’installerai sur mon Eee PC…

Comme d’habitude, les release notes complètes sont sur le site d’Ubuntu.

1 : Selon la coutume, les noms des releases Ubuntu sont des couples Adjectif – Nom d’animal commençant par la même lettre, lettre qui est incrémentée dans chaque release : Karmic Koala, Lucid Linx, Maverick Meerkat…

Inkscape 0.48

02-09-2010 par Horacio Gonzalez
LiB dessine

La semaine dernière, il est sortie une nouvelle version d’Inkscape, Inkscape 0.48.

Inkscape est logiciel libre de dessin vectoriel qui a pour but de devenir une alternative aux logiciels propriétaires (comme Adobe Illustrator) tout en étant entièrement conforme avec les standards XML, SVG et CSS du W3C. L’équipe de développement d’Inkscape a mis un accent particulier sur l’ergonomie de l’interface et la création de tutoriaux détaillés, et cela fait de’Inkscape un outil facile à utiliser, avec un courbe d’apprentissage relativement courte.

Les améliorations les plus remarquables de cette nouvelle version sont :

  • Édition multi-chemin
  • Amélioration de l’outil texte : exposants, indices, ajustement numérique des crénages
  • Nouvelle outil aérographe
  • Exports en PDF, PS et EPS
  • Une nouvelle extension, JessyInk, pour la création de présentations en Inkscape
  • Et, bien entendu, des tons de corrections de bugs
Inkscape 0.48 - Screenshot

Comme d’habitude, vous pouvez trouver la liste complète des changements est sur le wiki d’Inkscape.

Vous pouvez vous procurer cette nouvelle version d’Inkscape sur la page de téléchargement du site, en version Windows et Mac. Pour Linux, vous pouvez soit y télécharger les sources et les compiler vous même (c’est faisable… mais lourd), soit attendre la création d’un paquet pour votre distribution.

Dans le cas d’Ubuntu, vous pouvez trouver le paquet sur le dépôt ppa:ricotz/ppa :

sudo add-apt-repository ppa:ricotz/ppa
sudo apt-get update
sudo apt-get install inkscape

Source : WebDevOnLinux.

Firefox 4.0 bêta 1

08-07-2010 par Horacio Gonzalez

Ca y est, la première beta de Firefox 4 est officiellement sortie avant-hier. Je l’ai installé hier sur mon Ubuntu, et il faut dire que ça tourne vraiment bien. Je l’ai testé avec mon pattern de navigation habituel (quelques 80 onglets…) et c’est rapide, très stable et plus légère que Firefox 3.

Pour les nouveautés de cette version, tout colle avec l’information qui avait été communiqué en mai dernier :

LiB et Firefox

Pour l’utilisateur final, les principales différences seront donc une meilleur performance, une navigation plus rapide, une interface simplifié (certains disent “à la Chrome”) et un gestionnaire d’identités pour faciliter l’accès aux sites et réseaux sociaux desquels il en est membre, tout en gardant le contrôle sur les données transmis à ces sites.

Pour le développeur web les améliorations sont multiples : support de HTML5, CSS3 et websockets, multimédia natif (<video>, <audio>, <canvas>…) et des outils pour aide au développeur (web console, web inspector, nouveau profile manager, diagnostique de mémoire…)

Si on ajoute à cela des améliorations sur le moteur (interpréteur JS plus rapide, meilleure réponse de interface, gestion de l’arbre DOM améliorée), un modèle de privilèges revu pour donner plus de stabilité et de l’accélération graphique, on devrait avoir un navigateur vraiment hors série.

Du côté du support des derniers technologies web, chez Mozilla ils ont préparé une liste plutôt exhaustive des de l’état de ce Firefox 4.0 bêta 1 par rapport aux précédentes versions de Firefox, avec des catégories allant du HTML 5 aux outils de développement, en passant par l’API pour les fichiers, la gestion des plugins ou le JavaScript.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Sur la bêta en elle même, une des nouveautés les plus sympathiques est l’ajout d’un bouton Feedback pour faire des retours de votre expérience avec Firefox 4.0b1 aux développeurs de chez Mozilla.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Malheureusement, une des nouveautés que j’avais le plus envie de voir, la nouvelle interface, n’est pas disponible sur Linux dans cette première bêta, il faudra attendre la deuxième dans quelques semaines.

Firefox 4.0 bêta 1 - Feedback Button

Vous pouvez donc trouver Firefox 4.0 bêta 1 sur le site de Mozilla, en plus de soixante langages et pour Linux, Windows et Mac.

Comme d’habitude, je ne manquerai pas de vous raconter mes impressions après l’avoir utilisé de façon un peu intensive les prochains jours. Et oui, je crois que, encore une fois, c’est parti pour une série de billets sur Firefox

Je peux entendre déjà le soupir et le “et ça recommence” au fond… Et oui, je suis un fanboy de Firefox, je peux pas m’empêcher… mais j’assume :wink_ee:

WordPress 3.0 Thelonious

17-06-2010 par Horacio Gonzalez
LiB et WordPress

Aujourd’hui je fais encore l’un de ces billets sur WordPress desquels mes collègues prennent un plaisir malin à se moquer… :rasberry_ee:

Ce soir, après d’être rentré de regarder le match chez Bobot, j’ai vu que j’avais reçu un mail de Matt Mullenweg indiquant la sortie de la nouvelle version de WordPress, WordPress 3.0 Thelonious.

Je me suis de suite connecté à l’interface d’administration du blog et j’ai cliqué sur le bouton de Mise à jour automatique. Cinq secondes après, mon blog était mis à jour avec WordPress 3.0.

Wordpress 3.0 “Thelonious”

Comme le numéro de version l’indique, celle-ci est une mise à jour majeur pour WordPress. La principale amélioration dans cette version n’est cependant visible au premier abord, mais elle est cependant assez importante : la fusion de WordPress et WordPress MU1. Malgré une même base de code, WordPress et WordPress MU évoluaient de façon indépendante, la version MU étant souvent à la traine par rapport au tronc principal. Avec cette fusion, la version standard de WordPress devient donc multi-site, permettant de faire tourner des dizaines de blogs (ou des centaines, en théorie) sur le même moteur.

Une autre nouveauté est un nouveau système de gestion de thèmes, avec une nouvelle API qui permettra aux développeurs de thèmes de customiser plus facilement (et sans devoir mettre autant les mains dans le code) les fonds, entêtes et pieds de page, de créer et gérer des menus personnalisés, de supporter des nouveaux taxinomies et types de billets.

Pour une liste plus exhaustive des améliorations de cette nouvelle version, vous pouvez consulter le Codex WordPress 3.0 ou la liste de bugs corrigés.

Ou si vous préférez quelque chose de plus graphique, voici une petite vidéo concocté par l’équipe de WordPress pour expliquer les nouveautés de ce WordPress 3.0 Thelonious :

1 : WordPress MU était une variation de WordPress qui permettait de faire tourner plusieurs blogs sur un seul moteur WordPress, rendant beaucoup plus simple la gestion d’une plateforme de blogs (ou à une échelle plus petite, la gestion du parc de blogs d’un bloggeur).

Humble Indie Bundle : extension open source

14-05-2010 par Horacio Gonzalez
Ravageurs de productivité

Je vous ai déjà parlé à deux reprises du Humble Indie Bundle, l’opération lancée par un groupe de concepteurs de jeux vidéo indépendants. Et comme il n’y a pas deux sans trois, je reviens sur le sujet pour vous raconter les derniers développements dans l’opération.

L’opération était censée finir mardi dernier, le 11 mai, et cela a été couronné par un succès qui a surpris même les organisateurs. En effet, le Humble Indie Bundle a dépassé toutes les expectatives : 138 366 contributeurs, pour un total de 1 269 565 dollars. De cet argent, les contributeurs ont choisi de dédier 30,85% (391 682 dollars) aux deux causes que les organisateurs proposaient (Child’s Play et l’Electronic Frontier Foundation). Vous pouvez voir le détail complet sur leur site.

Pour remercier tous le gens qui ont contribué, les six studios indies ont décidé, en plus de prolonger l’opération quelques jours, de mettre sous une licence libre le code de Aquaria, Gish, Lugaru HD et Penumbra Overture.

Le processus prendra un peu de temps, mais à jour d’aujourd’hui on peut déjà télécharger le code de Lugaru et de Penumbra Overture.

Mise à part la bonne action, et la valeur ludique de l’initiative, ce que je trouve vraiment intéressante dans le Humble Indie Bundle est que cela montre qu’il y a des modèles de distribution alternatives et qu’une entreprise qui fait un produit de qualité peut obtenir un retour en sortant des canaux conventionnels de distribution. Cela me rappelle d’autres initiatives semblables, comme le canal YouTube des Monty Python ou la licence CC de Nine Inch Nails…