Je joue avec l'androïde

Il y a quelques années, à la fin de ma thèse, je m'étais lancé au développement d'applications pour les téléphones mobiles, en utilisant Java ME. L'idée était très attirant à l'époque (2004-2005), avec les premiers smartphones qui arrivaient sur le marché à des prix raisonnables, et on commençais à percevoir le potentiel de ces plate-formes portables pour faire des vraies applications connectées.
J'avais commencé de façon autodidacte, en installant le kit de développement Java ME de Sun, avec son environnement de développement et son émulateur. Quelques heures plus tard, après plusieurs essaies, plein d'aller-retour sur la documentation et des consultations sur une dizaine de forums et blogs, j'avais développé ma première application, un lanceur de dés pour World of Darkness, l'un de mes jeux de rôles favoris. Ensuite je me suis vu confronté à un nouveau problème, essayer de mettre mon lanceur de dés sur mon Ntéléphone de l'époque, un Nokia 7252i, mais avec un peu de persévérance j'ai réussi. Il ne semblait pas si dur, ce truc des applications mobiles, non ?
Je n'ai pas trop tardé en me rendre compte de mon erreur, lorsque j'ai découvert à quel point la plate-forme Java ME est fragmenté. En effet, même si la plupart des portables de gamme moyen-haute dissent supporter Java ME, les implémentations de la spécification Java ME différent d'un constructeur à un autre. Si on ajoute à ça la myriade d'extensions propriétaires de chaque constructeur, le développement des applications pour Java ME devient vite un affaire complexe et coûteux. Il fallait donc d'abord développer l'application en utilisant Java ME de la façon la plus générique possible et ensuite faire un portage vers chaque fammile de téléphone cible.
Par des hasard du destin, ce passe-temps est devenu un temps après utile dans ma vie professionnelle, lorsqu'en travaillant pour une SSII j'ai dû développer en Java ME des clients pour une application d'accès multi-modal au SI de la boîte. Là j'ai un peu touché à tous les aspects du développement de Java ME, du support réseau aux IHMs, du son au cryptage. L'espérience a été vraiment intéressant, même si les problèmes liées à la fragmentation et au portage ont consommé presque plus de temps et d'effort que l'application en elle même. Après cette mission, je suis parti sur un sujet plus lié à la voix sur IP, et depuis je n'ai plus eu la chance travailler Java ME (hors quelques petites applications ponctuelles pour une utilisation personnelle), mais je n'ai pas arrêté ma veille technologique sur le sujet.

Il y a quelques mois, j'ai découvert OpenMoko, un projet pour faire un système d'exploitation libre pour les téléphones portables. J'ai cru trouvé là le Graal du développement portable, on ne développerait plus pour que l'application tourne syr chaque type de terminal différent, on développerait l'application pour tourner sur une cible unique, le système d'exploitation. Un système d'exploitation libre comme OpenMoko pouvait résoudre le problème de la fragmentation de la même façon que les systèmes d'exploitation PC le font dans le monde des PCs de bureau. Lors de la sortie du premier téléphone équipé d'OpenMoko, le Neo 1973 dont je vous ai déjà parlé, le projet semblait se concrétiser, mais il était encore loin d'être un vrai système grand public.
Cette semaine la donne a complètement changé. Si vous avez suivi les news ces derniers jous, nous avez sans doute entendu parler d'Android, la nouvelle plate-forme de Google pour des applications mobiles. Android a donc la même vocation qu'OpenMoko, être un système d'exploitation libre et ouvert pour des terminaux portables, avec les outils nécessaires (parmi lesquels une implémentation de Java ME) pour qu'on puisse développer des applications mobiles pour le système sans se soucier du hardware sous-jasent.
Mais là où OpenMoko est un petit projet soutenu par une poignée de développeurs avec plus de courage et envie que des moyens, Android est poussé par Google même, avec le soutien de l'Open Handset Alliance, dont la liste de membres est assez impressionnante.
Et pour montrer que cela est sérieux, à peine une semaine après l'annonce, Google a mis à disposition des développeurs le SDK (kit de développement) d'Android. Vous pouvez le télécharger ici. Moi, je l'ai déjà téléchargé et installé sur mon ordinateur, et j'ai commencé à le regarder.
Alors si mon rythme de blogging se ralentit cette semaine, vous savez à quoi ça sera dû : je serai en train de jouer avec l'androïde !
Space Invaders : l'édition Point de Croix

Qu'est-ce que ça peut donner lorsqu'un passionné des jeux vidéo décide de se mettre au point de croix ? La question peut semble farfelue, mais la réponse est très simple : Sprite Stitch, un blog dédié aux créations en point de crois inspirés par des jeux vidéo.
Le site a débuté il n'y a pas longtemps, mais ils ont déjà certains créations très sympas, comme le tapis Super Mario Bros. ou celle-ci :
Je m'étais mis au point de croix quelque temps avant la naissance de ma fille, mais j'avoue ne jamais avoir fait un truc geek comme ça, je m'étais limité à des nounours et d'autres petits animaux dans des bavoirs et des sacs. Si à l'époque j'avais eu l'idée de faire de scènes de jeux vidéo, peut être les bavoirs de ma fille auraient été différents... ;)
Illusion optique : les cercles déformés

Vous souvenez-vous de l'illusion de l'échiquier ? L'illusion était tellement bien faite que même en vérifiant que notre perception nous trompe, on a du mal à le croire.
Aujourd'hui je vous présente une autre illusion qui me rappelle beaucoup celle de l'échiquier : l'illusion des cercles déformés de Kitaoka. Regardez bien l'image qui suit, qu'est-ce que vous voyez ?

J'imagine que votre première réponse serait que sur l'image on voit deux courbes irrégulières fermées, deux cercles déformés. Et bien, si c'est ça votre réponse, vous vous trompez. Car ce qu'on a dans la figure, ce sont deux cercles parfaits.
Difficile à croire ? Pourtant c'est vrai ! Pour le vérifier, il vous suffit d'ouvrir l'image avec votre éditeur d'images favori (dans mon cas GIMP, mais même MS Paint ferait l'affaire) et sélectionner le fond de l'image avec l'outil baguette magique. En effaçant le fond, on obtient une image où on voit clairement comment cette illusion est construite :

Pas mal, non ? Cette illusion est l'ouvre de Akiyoshi Kitaoka, un professeur de psychologie de l'Université de Ritsumeikan, à Kyoto (Japon). L'un de ses sujets de recherche favoris sont les trompe-l'oeil, les illusions qui utilisent les particularités de notre perception pour jouer des tours à notre cerveau. Si vous voulez voir certains de ses travaux (et ça vaut largement la peiné !), je vous conseille d'aller vous balader sur son site.
Trouvé via Ilusionario.
Encore Halloween ?
Encore Halloween ? est un commentaire qu'on ma fait aujourd'hui en regardant mon blog. Et oui, le thème de mon blog continue à être celui de Halloween, je n'ai pas trouvé le temps de le faire évoluer mon thème habituer pour remplacer celui de Halloween.
Avec un petit peu de chance, et le weekend qui arrive, les citrouilles et les zombies quitteront bientôt cette page. Mais d'ici là il faut reste cohérent avec l'ambiance, je vous laisse un dessin que j'ai fait la semaine dernière...

Demain on retourne à l'un des vos sujets favoris (si je crois les statistiques Google sur mes visiteurs) : les illusions...
Festival des ordinateurs vintage
Vous vous souvenez que je vous ai parlé de comment lorsqu'on s'intéresse à quelque chose on le voit partout ? Bon, c'est encore arrivé...
Pas plus tard que lundi je vous racontais ma passion pour les vieux ordinateurs, et ce matin en lisant Microsiervos je suis tombé sur un article de Wired qui parle du Vintage Computer Festival.
Le Vintage Computer Festival est une rencontre international de passionnés des vieux ordinateurs, mais pas seulement ça. Il aspire aussi à être un évent qui montre aux non initiés ces machines qui ont fait partie de l'histoire de l'informatique. Les ordinateurs y présentés sont en parfait état de marche, propres et soignés comme le jour où ils ont été livrés.
Parmi les bijoux qu'on peut y voir il y a une IBM 026, avec laquelle on préparais les cartes perforées qui servaient pour stocker les programmes il y a quelques dizaines d'années, ou un Sol-20, un des prédécesseurs des ordinateurs personnels, avec son caractéristique boîtier en bois et acier bleu.
Bref, un site à ne pas manquer si, comme moi, vous appréciez voir des ordinateurs anciens...
Nostalgie informatique et disque dur de 10 Mo
La passion par des antiquités est un phénomène assez répandu dans ce début du XXIème siècle, peut-être car c'est une façon de nous donner des racines dans une société qui change très vite. Le label vintage est devenu à la mode, et les gens se sont mis à collectionner les trucs les plus variés. Il y a des gens qui collectionnent des antiquités "classiques", comme des tableaux, des livres, des bijoux ou des pièces. D'autres penchent pour des choses plus exotiques, comme des outils d'artisan, des instruments médicaux ou des ustensiles de ferme.
Moi, si j'avais le temps, l'argent et la place, je crois que je collectionnerais une catégorie d'objets vintage assez spécifique : du matériel informatique ancien. J'imagine que c'est le fait d'avoir un père qui bossait déjà en informatique à l'époque des cartes perforées, mais je ne peux pas m'empêcher d'être attiré par ces vieux ordinateurs, ces disques durs de la taille d'une machine à laver, ces mémoires de 5 ko...
Je trouve que ces objets, que pour beaucoup ne sont que vieux trucs à mettre à la poubelle, sont partie de l'histoire de notre société, et ils devraient être préservés pour la postérité. Avant de rire, pensez deux fois. Lorsqu'on a aujourd'hui à des musées d'histoire ou d'archéologie, quel type d'objets on voit ? Des objets de la vie de tous les jours, des objets qui ont permis de façonner l'histoire mais que pour leur propriétaire n'étaient que des outils à utiliser et jeter lorsqu'il ne servaient plus.
Pensez par exemple aux silex de la Préhistoire, ou aux outils des bâtisseurs de cathédrales du Moyen Age. Lorsque ils se procuraient des nouvelles outils plus performantes ou lorsque leurs vielles outils devenaient vielles, ils les jetaient sans une arrière pensée, comme on a fait avec les vieux systèmes informatiques. Par contre, lorsqu'un archéologue trouve aujourd'hui ces outils, pour lui ils sont précieux, car ils lui permettent de mieux comprendre non seulement comment ces homme travaillaient, mais aussi comment était leur société. Pourquoi ça ne serait pas pareil pour ce vieux disque dur ou ce ordinateur dépassé ?
Ce coup de nostalgie passé, je reviens à l'autre sujet du billet. Il y a quelques semaines je vous montrais les IBM 350, les premiers disques durs. Aujourd'hui on fait un saut aux années 80, 25 ans après l'IBM 350 et 25 ans avant nos disques de 500 Go. L'avancée était énorme, le disque ne faisait plus la taille d'une petite chambre mais celle d'une unité centrale de nos jours, pour une capacité qu'à l'époque était spectaculaire, 10 Mo ! Et le prix avait été divisé par 1000, car ces 10 Mo coûtaient à peine 3 800 $ :

Comme je disais l'autre fois, ça me donne quelque chose à réfléchir pendant que j'essaie de faire un backup de mon disque de 350 Go acheté à à peine 100 €...
Trouvé grâce à DespuesDeGoogle.
MonsieurPoulet

En lisant ce matin le blog d'Everland, j'ai découvert le concours Chabal du site de tee shirt MonsieurPoulet.
J'ai décidé de participer en recyclant un des dessins que j'avais fait avant le match de demi-finale de la coupe du monde de rugby.
Une des contraintes du concours c'est que le visuel doit avoir quatre couleurs maximum, ce qui m'a forcé à revoir mon coloriage du dessin. Voici le résultat :

Alors, vous en pensez quoi ?
Thème Halloween
En faisant encore une fois preuve de mon narcissisme de blogueur, je vais faire encore un billet sur mon blog. Si vous lisez ce blog seulement avec le flux RSS, vous n'aurez rien remarqué, mais il y a eu un changement de look ces derniers jours :

J'ai profité de la soirée de Halloween mercredi dernier pour bidouiller avec le bandeau de l'entête et les feuilles CSS du blog. Au début je pensait seulement changer rapidement les couleurs, mais après je me suis retrouvé à faire plein de petits changements dans les feuilles de style et dans les templates (comment on dit ça en français ? gabarits ? modèles ?, pour les simplifier et les faire plus claires.
Lorsque j'avais commencé le blog il y a une année et demie, j'étais partie sur le thème d'exemple de Dotclear et je l'avais pas mal modifié. Depuis, j'ai fait des petites modifications à droite et à gauche, à fur et à mesure que j'en avais besoin. Ce changement temporaire de thème a été donc l'occasion de consolider tous ces fichiers.
Le thème Halloween restera au moins jusqu'à la fin de la semaine, pendant que je décide si je remet l'ancien thème (après l'avoir incorporé les modifications dont je vous ai parlé), si je le change un peu ou si je fais un thème complètement nouveau.
* Au fait, en parlant de narcissisme, savez-vous quel est le premier résultat lorsqu'on fait une recherche d'images pour le terme narcissisme dans Google ? Et oui, celle là ;)
Halloween par Google
Ce soir c'est Halloween ! Et, comme d'habitude, Google nous propose un logo spécial pour fêter ce Halloween 2007 :

Lorsque je l'ai vu, je me suis dit que je le trouve assez moyen, trop chargé, pas aussi fun que ceux des autres années. N'étant pas sûr si c'était qu'une impression à moi, je suis allé récupérer les logos des années précédentes et j'ai fait une petite compilation :
Alors, qu'en pensez-vous ? C'est lequel votre favori ?
Pourri.fr
Vous connaissez peut-être des sites comme Spamgourmet ou Mailinator, des services qui permettent de recevoir des messages sans avoir à donner votre véritable adresse email.
Ce type de service est vraiment pratique. Par exemple, pour toutes ces occasions où on doit laisser une adresse email pour recevoir un message mais on craigne être spammés après si on laisse sa vraie adresse. Ou encore pour s'inscrire au dernier nouveau service social trouvé sur AccessOWeb, afin de le tester et savoir si on veut s'inscrire vraiment (avec la bonne adresse) ou si on laisse tomber au bout de 10 minutes.
Spamgourmet n'est pas trop confortable à utiliser, il faut d'abord s'inscrire sur le site et ensuite on peu facilement créer des adresses de receptiuon e-mail avec un nombre d'utilisation limité, c'est à dire, des adresses e-mail capables de accepter (et de transférer ensuite vers votre véritable adresse) un nombre fixe de messages avant de s'auto-détruire. L'interface web de Spamgourmet est, pour le dire poliment, un peu rustique, et je n'aime pas trop le fait de devoir m'enregistrer d'abord.
Mailinator a une autre philosophie. Les messages ne sont pas transférés, ils sont consultables via un interface web. Il n'y a pas d'enregistrement ni d'identification, et les boîtes de réception des email sont créés à la réception des messages. C'est un système beaucoup plus souple que Spamgourmet, et qui marche assez bien.
Mailinator est assez bien, mais l'interface devient un peu lourd au bout d'un moment. C'est en faisant ce constat qu'un collègue de travail a décidé de faire son propre outil de réception de messagerie. Il s'est mis donc au boulot et quelques jours après il nous a montré le résultat : Pourri.fr.

Les fonctionnalités sont semblables à celles de Mailinator, avec l'ajout de la possibilité d'effacer des messages (ce qui est très pratique pour les emails d'inscription à des nouveaux services web). En plus, c'est un site en français, ce qui n'est pas pour déplaire par ici, je pense. Mais c'est surtout au niveau interface que Pourri.fr offre des améliorations. Il a une interface épurée, sobre et efficace, avec une certaine réminiscence de Google autant dans la page d'accueil que dans les boîtes de réception.
L'utilisation reste donc très simple : lorsqu'on vous demande votre email, utilisez une adresse au pif (par exemple dfshs544dfsgs@pourri.fr). Vous pouvez ensuite vous rendre à Pourri.fr et y recevoir le courier envoyé à cette adresse bidon. Et ensuite si vous voulez, vous l'effacez ou vous le laissez pourrir sur Pourri.fr.

Comme note ludique, signaler que le logo de Pourri.fr n'est pas fixe. L'idée est qu'un seul logo est vite ennuyant, et plus sérieusement, que c'est bien plus sympa avoir à la place du logo officiel une galerie de logos proposés par les utilisateurs du site, avec un lien vers l'auteur. Avec cette philosophie, chaque fois que vous vous connecterais sur Pourri.fr, vous verrez un logo aléatoire parmi tous ces qu'on été proposés.
En me connaissant un peu, vous vous douterez que j'ai été tenté par l'idée des logos multiples. J'ai donc soumis quelques logos, censés être des hommages à des services web que j'aime particulièrement. Voici donc les logos que j'ai envoyé pour le moment :

Pouvez-vous identifier quel service web est l'objet de l'hommage pour chaque logo ?


