iPhone ? Non, merci, donnez-moi un Neo 1973 d'OpenMoko

Lors de l'annonce de l'iPhone d'Apple j'ai écris un billet très enthousiaste, il semblait que enfin les téléphones portables allaient devenir des vraies plate-formes multimédia ouverte. Mais le soufflé est vite retombé lorsque quelques jours après Steve Jobs prévenait que l'iPhone allait être bien verrouillé par les DRM, au point qu'il serait impossible d'y installer des logiciels non fournis par Apple.
Aujourd'hui l'iPhone est déjà sorti, avec un énorme succès médiatique et commercial. Mais moi, quitte à dépenser de l'argent dans un téléphone portable mon téléphone portable, je ne le ferais pas dans un iPhone. Car mon téléphone rêvé n'est pas l'iPhone, mais un autre : le Neo 1973 d'OpenMoko.

Qu'est-ce qu'il a de si spécial ce Neo 1973 ? A part un design sexy et des fonctionnalités hardware semblables à un HTC dernier cri, le Neo 1973 est le premier téléphone ouvert du monde. Ouvert car il est issu du projet OpenMoko, qui vise à créer des smartphones open-source.
Le software des téléphones portables actuels n'est pas open source, c'est du software propriétaire des compagnies qui les fabriquent. Ces compagnies peuvent ouvrir plus ou moins leur plate-forme aux développeurs externes (Nokia est un exemple de compagnie qui ouvre beaucoup, avec ses téléphones sur Symbian, Apple est l'exemple contraire avec son iPhone archi-verrouillé), mais le coeur de la plate-forme reste propriétaire.
D'une certaine façon, OpenMoko à faire évoluer le monde de la téléphonié mobile d ela même façon que le monde des ordinateurs il y a une trentaine d'années. A l'époque le système d'exploitation était lié au hardware, lorsqu'on achetais un ordinateur (et ce "on" à l'époque était surtout des entreprises) on achetait le software du fabricant avec, les deux choses étaient liées. Avec l'arrivée des ordinateurs personnels et d'une architecture standard Intel 8086, les IBM compatibles, le fabricant du hardware n'imposait plus son système d'exploitation, il y avait des fabricants de hardware et des producteurs de software (et c'est là que Microsoft a commencé à construire son empire, avec le premier système d'exploitation grand publique pour les IBM Compatibles, MS-DOS. La généralisation d'un système d'exploitation standardisé et non verrouillé facilite grandement le développement d'applications, il n'était plus nécessaire de récrire et recompiler les applications pour chaque nouveau modèle d'ordinateur, il suffit d'écrire pour le système d'exploitation et tous les ordinateurs qui utiliseront ce système pourront utiliser l'application. La suite, on la connaît tous, l'arrivée en force de l'informatique grand public.
Dans le monde des téléphones portables, cette révolution ne s'est pas encore produite. Développer des applications pour des téléphones portables peut s'avérer un vrai enfer, et croyez-moi, je sais de quoi je parle. Même le fameux système d'exploitation Windows Mobile n'aide pas beaucoup, car en plus d'être presque aussi verrouillé et chargé de DRM que son cousin Vista, on ne peut pas vraiment espérer qu'une application compilé pour un téléphone concret sur Windows Mobile marche sur un téléphone d'une autre marque, qui utilisera un processeur différent.

OpenMoko cherche à créer une plate-forme libre pour des téléphones portables, un système d'exploitation libre et ouvert, basé sur Linux. Dans l'idéal, leur système d'exploitation pourra s'installer sur des téléphones de différents fabricants, comme on peut aujourd'hui installer un Linux sur des ordinateurs de différents fabricants, et le software développé pour OpenMoko marchera de la même façon sur tous les téléphones qui porteront le système d'exploitation.
Un rêve de geek sans aucune possibilité de devenir réel ? Je ne crois pas, car depuis aujourd'hui, on peut commander le Neo 1973, le premier téléphone avec OpenMoko pré-chargé. Pour l'instant c'est une beta, une modèle pour développeurs, mais en octobre il sera suivi par le modèle grand public. On verra bien si dans quelques années on parle de ce Neo 1973 comme aujourd'hui de l'Intel xx86. En tout cas, je l'espère... et en attendant, je vais essayer d'obtenir un de ces Neo 1973.
Note : un projet semblable à OpenMoko est le Greenphone de TrollTech, mais celui-ci est plus dans une logique d'outil pour des développeurs que de vrai téléphone portable grand public.
La calculatrice de Google vous donne la réponse

La réponse à la Grande Question sur La vie, l'Univers et le Reste, bien sûr. Il suffit de formuler la question à Google (en anglais) : the answer to life the universe and everything.
Voici donc la réponse :

Si seulement il savait aussi nous donner la question...
Note : Si vous comprenez rien à ce billet, vous devez absolument lire Le Guide du Voyageur Galactique de Douglas Adams. Si vous ne le connaissez pas, c'est temps d'aller à votre bibliothèque ou librairie, vous ne le regretterez pas. Jusqu'à là, vous pouvez trouver plus d'information sur cette réponse dans Wikipedia.
En tout cas, je constate une fois de plus l'excellent sens de l'humour des développeurs chez Google :-D
"Je déprime" bis
Google Maps et les risques du surf

J'ai déjà parlé plusieurs fois des curiosités qu'on peut trouver sur Google Maps, mais celle dont je vais vous parler aujourd'hui (et que j'ai découvert grâce à Microsiervos) est peut-être la plus impressionnante.
Tout le monde sait que la côte est australienne est le paradis des surfeurs, avec des vagues épiques et presque 300 jours de soleil par année. Mais ces côtes sont aussi l'un des paradis d'une autre espèce de nageurs : les grands requins. Et ils se trouve que lorsque le satellite (ou l'avion) qui prend les photos pour Google Maps passait pour le coin, il a pris une image assez effrayante :
Et oui, vous avez bien vu, à côté des surfeurs (que je ne sais pas si qualifier d'intrépides ou inconscients) il y a un gros requin d'au moins trois ou quatre mètres de long. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise publicité pour la côte australienne, mais en tout cas c'est un truc de dingue, non ?
Et oui, Google Maps n'a pas fini de nous surprendre...
Je déprime, moi...
No comment
Cadeau pour geekettes

Vous vous souvenez peut-être des boucles d'oreille geek dont je vous parlais il y a quelque temps, ou des t-shirt geek pour bébé . Le produit dont je vais vous parler aujourd'hui rentre aussi dans la catégorie de cadeau geek.
Qui a dit qu'être geek est incompatible avec être sexy ? Voici la preuve de que les deux termes peuvent se combiner délicieusement dans un objet incontournable pour toute geekette (ou toute copine de geek) :

Ce slip sexy est vendu chez J!NX et je l'ai découvert dans Emezeta Blog.
Eclipse 3.3 Europa
Il y a juste une année, j'écrivais sur mon blog un billet sur la sortie d'Eclipse 3.2 Callisto. Aujourd'hui, une année après, je vais vous parler de la sortie de la version suivante de la plate-forme Eclipse, Eclipse 3.3 Europa.

Eclipse est un environnement de développement très modulable, de multiples projets développés indépendamment. Au centre il y a le projet Eclipse, et autour de lui des projets pour les fonctionnalités les plus diverses : Business Intelligence and Reporting Tools (BIRT), C/C++ IDE (CDT), Data Tools Platform (DTP), Eclipse Modeling Framework (EMF)... Depuis l'année dernière, ils se coordonnent pour sortir en début du mois de juillet une mise à jour conjointe des principaux sous-projets, créant une version stable de la plate-forme Eclipse. Cette année la nouvelle version, Eclipse 3.3, porte le hautement symbolique nom Europa, et elle comporte 21 composants.
Et parmi tous les composants mis à jour, il y a une nouvelle version de la Web Tools Platform (WTP), WTP 2.0. WTP est un outil formidable, c'est le projet qui permet la création d'applications web en Java, le support des web services, la génération de XML, XSDL et WSDL, et toute une série d'outils indispensables pour le développeur Java J2EE.
Je travaille avec WTP depuis début 2006. A l'époque c'était un outil beta, plein de bugs, mais qui apportait déjà une vraie valeur ajoutée pour les développeurs. La version 1.0 est sortie vers mai 2006, avant la fin de ma mission chez Yves Rocher. C'était déjà un outil mûr, fortement pratique. En juillet de l'année dernière, avec la sortie d'Eclipse 3.2 Callisto, WTP est passé en version 1.5 (d'ailleurs à l'époque j'ai fait une analyse de cette version).
Aujourd'hui, WTP 2.0 promet plein de nouveautés, certaines très demandées par la communauté d'utilisateurs (comme le support d'Apache Tomcat 6 ou des services web Axis 2 ) .
Je n'ai pas eu encore le temps de le tester (des que je l'aurai fait je ferai un compte rendu plus ou moins détaillé), mais au premier regard une semble une release très bien ficelée, avec des importantes améliorations. J'espère seulement qu'au niveau stabilité et consommation de resources il sera au moins aussi performant que son prédécesseur, ou même mieux...
Illusion optique
En faisant ma revue des blogs, je suis tombé sur un billet de Microsiervos qui m'a laissé quelques minutes scotché devant l'écran en me demandant comment ça marche.
Je ne peut donc pas résister la tentation de vous le montrer ici : l'illusion optique de la silhouette qui tourne dans les deux sens au même temps.
L'image est un .gif animé d'une silhouette de fille qui tourne. Si vous la regardez attentivement, elle semble tourner clairement dans les sens des aiguilles d'une montre. Jusqu'à là, pas de problème, et pas d'illusion non plus. Mais lorsqu'on se concentre très fort (tel que Hiro fait pour se téléporter) sur l'image, on peut la faire tourner dans le sens contraire. Non seulement ça, mais lorsqu'on arrive à un grand degré de maîtrise de la courbure de l'espace-temps, on peut changer à volonté le sens des tours, avec un simple effort de concentration.

Sérieusement maintenant, l'illusion est vraiment bien faite et je n'arrive toujours pas à trouver l'explication physique. Comme pour certains illusions 3D, ça peut prendre quelque temps avant de voir l'effet. Pour certains il suffit de ne pas se concentrer sur la silhouette, laisser vaguer les yeux autour et après revenir doucement vers la silhouette de la fille, et le tour est joué, la fille tourne dans le sens contraire. Mais cette astuce ne marche pas toujours au premier tour, il faut persévérer. Si malgré tout, vous n'arrivez pas encore, une autre astuce qui marche plutôt bien, si vous n'arrivez pas encore à le voir, c'est fixer le regard sur l'ombre et essayer de visualiser mentalement que l'ombre tourne dans le sens anti-horaire. Et du coup, vous levez doucement la vue, et la silhouette semble tourner dans le sens anti-horaire.
En tout cas, l'effet est bluffant. Cette illusion revient maintenant à la mode grâce à l'effet viral des blog, mais elle n'est pas nouvelle. L'original a été créé en 2003 par un japonais, Nobuyuki Kayahara.
Si quelqu'un a une explication de pourquoi ça marche, je suis preneur.
Soirée de vendredi à la maison
Billet court, car c'est tard et je suis k.o. après une semaine où je me suis couché nuit après nuit à des heures assez tardives.
Vendredi soir à la maison, comme d'habitude. Soirée assez éclectique, avec deux épisodes de Star Trek : Enterprise sur le lecteur DVD, des essais sur l'API Twitter dans l'ordinateur et dans des moments perdus de la peinture des figurines Fanhunter que j'ai sculpté pour Blood Bowl.
I'm such a geek....
Mon équipe Fanhunter pour Blood Bowl grandit donc bien, maintenant il y a six joueurs déjà finis :

Demain, si la capricieuse méteo bretonne le permet, j'irai faire du kayak, du côté de Portsall (oui, là où il y a l'ancre de l'Amoco Cadiz). Mais vu la semaine qu'on a eu, j'ai un doute...
Bonne nuit donc !
Criteo et le centre de la blogosphère
Je vous ai déjà parlé de Criteo lorsque j'ai installé leur widget Autoroll.

Après un temps de stabilisation, dans lequel certains des liens apparus dans mon Autoroll n'avaient strictement rien à voir avec mon blog, il me semble que les liens proposés par le widget sont de plus en plus pertinents. Tellement pertinents que des fois il semble un miroir de ma blogroll.
Le widget remonte chez Criteo des données de trafic, et il enregistre lorsque les gens suivent les liens proposés. Avec ces informations, les gens de Criteo font des statistiques de trafic, et j'imagine qu'à terme ils proposeront de la publicité ou un service de stats payantes plus approfondies. En tout cas, pour l'instant, on voit qu'ils sont passionnés par leur métier, utilisant des données du trafic pour faire de choses plutôt originales.
L'avant dernière d'entre elles est une carte 3-D de la blogosphère, ou tout au moins, de la partie de la blogosphère qui utilise leur widget. Dommage que ce fantastique voyage demande l'utilisation du plugin Silverlight de Microsoft, que pour l'instant n'existe pas pour Linux, ce qui m'empêche de l'utiliser...
Fort heureusement, quelques jours après ils ont présenté plus ou moins la même information dans un format beaucoup plus accessible, sous le suggérant titre de Où est le centre de la blogosphère ?. Et oui, c'est une énième classification de blogs, mais cette fois assez originale, car la metrique choisie n'est pas le volume de trafic, mais la concentration de lectorat, i.e. le nombre d'autres blogs lus par les lecteurs de chaque blog.
Je m'explique, un blog qui est très haut dans ce liste est un blog dont les lecteurs sont aussi lecteurs d'un grand nombre d'autres blogs. Un blog très bas dans la liste est un blog assez exclusif, où les lecteurs ne lissent guère que ce blog là. L'audience du blog n'est donc pas trop significative pour la classification, un blog avec peu de lecteurs très prolifiques fera mieux qu'un blog avec une masse de lecteurs énormes mais qui ne lissent pas d'autres blogs. C'est donc une métrique de connexion, d'une certaine façon une métrique d'ouverture d'esprit des lecteurs.
Et surprise, dans la liste on trouve pas mal de blogs des gens qui se promènent par ici souvent :
1 - AccessOWeb
2 - Tapahont
3 - Aysoon
5 - GuiM
12 - Jeff
13 - Nioumedia
29 - Olivier SC
35 - Christelle
39 - Chouingunmedia
49 - Mondemo
56 - Tizel
79 - LostInBrittany (et oui, je m'inclus dans ma liste, narcissisme oblige... :-D )
En tout cas, j'ai trouvé cette classification assez originale, et ça fait plaisir trouver autant de noms connus.
Billet écrit le mercredi 27, mis en ligne le lendemain.


