Evolutions dans le marché de la musique (I) : DRM vs imagination

7 juin 2007 par Horacio Gonzalez

Il est indéniable que la façon de consommer des contenus multimédia a beaucoup évolué ces dernières années. Une évolution liée à la technologie : là où avant il n'y avait que des chaînes hi-fi pour les CDs et des baladeurs et auto-radios pour les cassettes, on a aujourd'hui des ordinateurs, des lecteurs MP3, des iPods, des autoradios avec prise USB, des chaînes hi-fi avec borne wifi pour se connecter à l'ordinateur... Mais surtout une évolution liée à un changement de mentalité, le public est de moins en moins prêt à dépenser de l'argent pour des CDs qui deviennent de plus en plus chers (une vingtaine d'euros en moyenne pour une nouveauté, ça fait cher) et qui offre de moins en moins de valeur perçue (mais je parlerai de cela dans un prochain billet).

Face à ce constat, il y a deux positions. L'une, la position dominante jusqu'à il n'y a pas si longtemps dans les majors du disque : jeter la faute sur le piratage, internet et les nouvelles technologies, et essayer de contrôler l'utilisation qu'on fait de leurs produits en les chargeant de mesures de protection qui empêchent toute utilisation non conforme aux attentes des producteurs : les DRM (dont j'ai pas mal parlé ces derniers temps).

C'est une stratégie vouée à l'échec, dans une situation de marché on ne peut pas se permettre de brider la liberté des acheteurs pour utiliser le contenu pour lesquels ils ont payé, de les insulter (les messages anti-piratage dans les CD ou les pubs forcés au début de la reproduction des DVDs deviennent de plus en plus agressifs, sans parler des appels à la délation dans la salle de cinéma) et en plus se plaindre si les gens achètent moins. On ne peut pas prétendre vendre deux fois la même chanson, une en CD classique pour la chaîne hi-fi et une en WMF pour le baladeur portable. On ne peut plus vouloir vendre un CD avec 13 chansons lorsque le client est seulement intéressé dans deux d'entre elles. Dans une situation de libre marché, ce n'est pas le vendeur qui a le contrôle, c'est le marché. Et le marché, les clients, nous tous, on accepte de moins en moins ces pratiques abusives.

Heureusement il y a certains personnes qui commencent à voir plus loin, qui commencent à envisager des nouveaux modes de distribuer la musique et faire de l'argent en respectant les droits et les envies des acheteurs. Je ne vais pas parler de l'accord EMI - Apple pour vendre sur iTunes de la musique sans DRM, car malgré son importance, plein de monde en a déjà parlé. Je préfère me centrer sur des exemples moins médiatisés mais aussi plus originaux, afin de vous donner un aperçu des modèles de distribution qui pourraient devenir courants dans quelque temps.

Le premier exemple est la dernière tourné de Prince, Earth Tour 2007. Finis les macro-concerts dans des gros stades, la tournée se déroule dans des salles moyennes et petites, dans un cadre intimiste et exclusif, et avec les entrées on donne le dernier CD de l'artiste. Le CD devient un objet fétichiste, un souvenir d'un moment inoubliable, comme avant l'entrée du concert ou l'affiche autographié. Le morceau de plastique qui pour la plupart d'entre nous ne sert plus qu'à être mis dans l'ordinateur pour extraire les chansons et qui après reste des années au fond d'un tiroir devient un objet de culte, un souvenir sonore. En combinant tout ça avec des produits dérivés de toutes sortes, des accords avec des fournisseurs de téléphonie mobile, et une stratégie marketing qui déborde d'originalité, Prince montre qu'on peut gagner de l'argent avec la musique d'une façon différente tout en respectant au public. Pas mal, non?

Il y a deux autres exemples dont je voulais parler, mais ce billet devient déjà assez long, je vais laisser donc ça pour un autre jour.

Note : ce billet a été inspiré par des articles dans les blogs d'Enrique Dans (C'est dans un de ces articles que j'ai appris l'initiative de Prince) et de David Bravo. Si vous comprenez l'espagnol, je vous recommande chaleureusement de les ajouter à votre agrégateur de RSS.

Google Mashup Editor

6 juin 2007 par Horacio Gonzalez

La semaine dernière, Google annonçait la sortie de Google Mashup Editor, une application web de création et hébergement de mashups. Avec une combinaison de code HTML, CSS et tags XML spécifiques à Google, la nouvelle application permet de créer des mashups assez complexes dans seulement quelques lignes.

L.i.B Google

Le Google Mashup Editor est encore en beta fermé, il faut donc démander un accès à Google. J'avais demandé le mien vendredi dernier, et ce matin j'ai reçu un email de Google m'annonçant l'activation de mon accès à Google Mashup Editor. Aujourd'hui je n'ai pas eu beaucoup de temps pour le tester, mais ce que j'ai vu m'a bien impressionné.

L'idée est semblable à celle de Yahoo Pipes ou Microsoft Popfly, mais la philosophie est radicalement différente. Là ou Pipes et Popfly sont des outils graphiques pour permettre aux non-informaticiens de créer des mashups d'un simple clic souris, Google Mashup Editor propose un environnement de développement beaucoup plus sobre, textuel,mais aussi plus flexible et puissant, orienté vers des développeurs. Des outils différentes pour des publics différents. Et je crois que je préfère la façon Google.

Google Mashup Editor

En tout cas, je ne manquerai pas de vous raconter mes impressions après avoir travailler un peu plus avec ce nouveau éditeur, et peut-être même vous montrer mes créations ;)

Mise à jour : suite aux plaintes d'un collègue de bureau (on ne voit rien dans l'image !), j'ajoute une capture d'écran un peu plus définie :

Google Mashup Editor

LostInBrittany, SAV réactif :-D

DRM, piratage et délation

5 juin 2007 par Horacio Gonzalez

Suite à mes billets sur la clé de cryptage des DVD-HR, j'ai reçu plusieurs commentaires offline, qui me font penser que c'est une bonne idée de préciser encore une fois ma position face aux DRM et au piratage.

L.i.B. pirate? Non

Je ne fais pas l'apologie du piratage, loin de ça. Ma position contre les DRM est celle d'un client qui achète des contenus légalement multimédia. Les DRM m'empêchent, par exemple, de pouvoir regarder des DVD-HR sur mon ordinateur (car je suis un utilisateur de Linux), de pouvoir écouter dans mon autoradio CD MP3 des chansons achetés en ligne ou de faire des copies de sauvegarde des CDs de musique de ma fille avant qu'ils finissent avec plein de rayures et des empreintes de doigts en Nutella. SI je paie pour une chanson, je veut pouvoir l'écouter comme et où je veux, je refuse de devoir acheter la même chanson deux fois, une pour ma chaîne hi-fi qui ne lis que les CDs audio et une autre pour mon baladeur MP3, qui ne lis des CDs.

Les DRM ne gênent pas les vrais pirates, ceux qui piratent pour l'argent, car ils ont assez de moyens pour contourner les mesures anti-copies soit de façon technique soit en se procurant des copies non protégées. Etre contre les DRM ne veut pas dire être pour le piratage. Plutôt au contraire. Si je pouvais acheter légalement en ligne les chansons que je veux, et les copier pour les écouter là où je veux, j'acheterai beaucoup plus de musique que je ne fais aujourd'hui. Et je sais que je ne suis pas le seul. Être contre les DRM veut dire être pour la liberté des acheteurs légitimes à profiter pleinement de leur achat.

Dans le même ordre de choses, je déteste devoir supporter des minutes de publicité anti-piratage avant de pouvoir regarder un DVD. Même si c'est la dixième fois que je regarde le DVD, on doit supporter le foutu message, car les DRM forcent que le lecteur DVD ne répond pas aux requêtes de la télécommande pendant que le message insulte à l'acheteur légal du DVD.

Mais le comble de ces messages c'était l'autre jour au cinéma, c'était carrément trop. Un message avant le film faisait un appel à la délation, un appel à signaler s’il y avait des gens qui faisait des photos ou des prises de vue. Me faire traiter de pirate, ou me faire inviter à collaborer lorsque j'ai payé plus de 8 euros pour ma place, j'ai trouvé ça estomaquant. Pas vous?

Retour sur 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2

4 juin 2007 par Horacio Gonzalez

Un billet rapide pour faire l'état de lieu de la dernière (par l'instant) clé de cryptage des DVD-HR.

09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0

Le jeudi 31 mai, lorsque j'écrivais le billet, Google ne recensait que 400 sites qui parlaient de cette nouvelle clé. Le lendemain, Cédric nous apprenait dans son commentaire que la recherche Google retournait déjà plus de 14 000 résultats. Aujourd'hui, au moment où j'écris ces lignes, la dîte reqûete retourne plus de 56 000 réponses. Et vous savez laquelle est la première ? :

LostInBrittany est la première réponse!

Classement Wikio

4 juin 2007 par Horacio Gonzalez

Il y a deux mois, lors du premier classement de blogs de Wikio, j'ai eu la petite déception de voir mon blog bas, très bas dans la liste : mon blog était le 938 dans le classement général, et le 357 dans le classement des blogs hi-tech.

Aujourd'hui, en lisant Guillaume, j'ai appris qu'au classement Wikio du premier juin, mon blog a bien progressé : 77ème dans le Classement Wikio des blogs High Tech et 249ème Classement général.

Wikio - Top des blogs

Comme vous pouvez voir, Wikio a profité de cette mise à jour pour lancer des petits widgets à placer dans les blogs pour afficher son classement. Un petit détail très à la mode Web 2.0, mais que j'hésite à mettre dans ma barre latérale (même mon narcissisme a des limites ;) ).

Wikio - Top des blogs

Mis à part le petit boost dans mon ego, je suis content de voir que plusieurs de mes blogs favoris apparaissent bien classés dans ce classement côté hi-tech : Accessoweb (7ème), Standblog (8ème), Aysoon (18ème), Guillaume (44ème), Chuingmedia (59ème) ou Olivier (65ème). Félicitations, les amis!

Mise à jour : Je vais aussi essayer de mettre un bouton de vote Wikio sur mes billets, pour voir si ça a une influence ou non sur la classification. N'hésitez donc pas à l'utiliser ;)

Cadeau pour la Fête des Mères

1 juin 2007 par Horacio Gonzalez

Après demain c'est la Fête des Mères. Avec le stress de ce mois de mai dernier et toutes ses fêtes, vous avez peut-être oublié d'acheter quelque chose pour vos mamans, ou pour la mère de vos enfants.

Si c'est le cas, pas de problème, LostInBrittany vous propose aujourd'hui le cadeau idéal pour une maman informaticienne. Ou pour une pauvre maman épouse d'informaticien :-D

Cadeau fête des mères

Note : Si vous ne comprenez pas la photo, vous pouvez, au choix :

a) Réviser votre HTML
b) Aller sur n'importe quelle page web et cliquez sur Affichage / Source
c) Vous congratuler, car vous êtes assez normal pour ne pas comprendre des blagues d'informaticien

Trouvé via aNieto2k

45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2

31 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Ooops, I did it again !

09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0

Et oui, vous vous souvenez peut-être d'un de mes billets qui portait comme titre 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0, et sa suite.

Bon, d'accord, je vous résume l'histoire au cas où vous ne voulez pas aller la relire. Avec l'excuse de la lutte contre la piraterie, les DVD Haute Résolution (DVD-HR) sont bridés par les fabricants de façon que l'acheteur légitime ne puisse pas l'utiliser comme il veut, ce sont les fameux DRM (Digital Rights Management). Par exemple, l'acheteur légitime (et j'insiste sur ça, je parle d'une personne qui a dépensé ses bien mérités euros dans l'achat du DVD-HR) ne peut pas faire une copie de sauvegarde ou le regarder sur un ordinateur sur Linux (car ils ne veulent pas donner de clé de chiffrage aux projets open source de lecture de DVD pour Linux) ou le transcoder pour pouvoir le voir dans son lecteur MPEG4 de poche. 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0 est des clés de chiffrage des DVD Haute Résolution. Pour pouvoir reproduire DVD-HR, tout lecteur doit posséder une des clés de chiffrage. Et avec cette clé de chiffrage et les bon logiciels, les acheteurs légitimes du DVD-HR peuvent enfin utiliser comme ils veulent (de façon légale, sans piraterie) le contenu pour lequel ils ont payé.

La clé est donc apparu sur le net, et les responsables des DRM des DVD-HR, l'AACS ont commencé à balancer des menaces en se basant sur la néfaste loi DCMA américaine. La simple publication ou divulgation de cette clé serait illégal selon l'AACS. Et au lendemain plus d'un million de sites (dont mon blog) avaient publié la clé pour montrer notre désaccord avec cette pratique abusive.

Et voici les nouveaux rebondissements dans l'affaire. L'AACS a décidé dont de révoquer cette clé. Cela veut dire que les DVD-HR vendus depuis le mois de mai ne sont pas décodables avec cette clé 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0. Si l'AACS pensait que cela résoudrait le problème c'est qu'ils sont soit trop bornés pour voir la réalité en face soit complètement idiots. Car presque aussitôt l'ancienne clé révoque, une des autres clés de cryptage fait surface : 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2.

Et lorsqu'ils la révoqueron, une nouvelle fera surface. Et une autre. Et une autre encore. Car, comme la Princesse Leia dit à l'Amiral Tarkin dans le Star Wars original, The more you tighten your grip, Tarkin, the more star systems will slip through your fingers. Plus l'AACS essaie de contrôler et des mettre des barrières à des usages légitimes, plus des utilisateurs se revolteront. C'est une guerre qu'ils ne peuvent plus gagner. Pour preuve, 24 heures après sa publication, la nouvelle clé est déjà sur plus de 250 000 sites, selon Google. O.K., je mérite bien la remarque du premier commentaire, j'avais mal codé ma requête Google. Pour l'instant il n'y a que quelques 400 sites qui l'affichent. Mais le reste tient, et je suis persuadé que demain il y aura beaucoup plus...

BD liens : La vie de Lutin

30 mai 2007 par Horacio Gonzalez

L'autre jour j'inaugurais une nouvelle catégorie dans la barre latérale de mon blog, les BD liens, avec un lien vers Everland.

Aujourd'hui je vous présente un autre de ces BD liens : La vie de Lutin.

La vie de Lutin

Ce blog BD est le journal d'un gamin de huit ans, Victor (à qui son père appelle Lutin), qui gribouille et nous raconte sa vie, sa famille, l'école, les copains, les vacances, les petites joies et peines de l'enfance. Le style est parfait pour l'histoire, avec des dessins naïfs et des textes pleins de fautes d'orthographe qui semblent sortis directement de la tête d'un enfant de CE2.

La vie de Lutin est le premier des (pour l'instant) trois blogs BD d'Allan Barte. Comme pour le Journal d'un remplaçant d'Everland, La vie de Lutin a traversé les frontières du net et l'album Le journal de lutin a été publié dans la collection Shampooing (collection spécialisée dans les blogs BD). D'ailleurs, le deuxième tome du Journal du lutin est apparu le mois dernier.

En résumé, La vie de Lutin est un de mes BDs favoris. Allez lui jeter un coup d'oeil, vous ne le regretterez pas ;)

P.S. : Comme pour le cas d'Everland, le Victor du lien c'est moi qui l'a dessiné, j'espère qu'Allan me pardonnera cette petite liberté avec son héros... ;)

Une année dans le bureau

29 mai 2007 par Horacio Gonzalez

Aujourd'hui j'ai donc fait une petite fête au bureau, avec des vienoisseries variées et du turron pour célébrer ma première année là bas.

J'ai fini mon doctorat fin 2004. Comme je ne voulais pas quitter la région de Brest, mes possibilités de travail dans la recherche étaient plutôt limitées, et je me suis donc tourné vers la solution la plus typique dans ce cas : les SSII. Et après presque une année de travail sur Brest, on m'a envoyé en mission à La Gacilly, comme je crois que je vous ai déjà raconté.

Je n'ai pas trop mal vécu ce période à La Gacilly, grâce à des gens formidables que j'ai rencontré là bas (Pascal et Séverine, si vous lisez ça un jour, je parle de vous), à des collègues de travail que m'ont facilité la vie depuis le premier jour, et à un chef (Michel, c'est toi) qui est devenu un ami. Mais malgré tout ça, après des mois à cheval entre Brest et La Gacilly, j'avais très envie de revenir travailler près de chez moi. Et c'était tel jour comme aujourd'hui, il y a une année, que les choses ont fini par s'arranger et je suis revenu travailler sur Brest.

Fête au bureau

Des mon arrivé au bureau ce 29 mai 2006 je me suis senti bien accueilli (et je ne dis pas ça que parce que mes collègues lisent ce blog ;) ). Je tiens donc à les remercier pour cette superbe première année. Merci à tous, mes amis !

Madrid, Madrid, Madrid...

28 mai 2007 par Horacio Gonzalez

¡ Hola !

Je suis à Madrid, chez mes parents. Il fait très beau, le ciel est bleu et il y a un grand soleil, comme d'habitude par ici.

Le voyage éclair touche à sa fin, dans un peu plus de trois heures je prendrai mon avion vers Paris, et ensuite retour SNCF vers chez moi.

Alors à bientòt, les amis !